Samedi 13 janvier 2007
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Stéphanie Arc..encore...d'un mot qui nous "définit"...
Lesbienne adj. et n.f
En référence aux amours de la poétesse Sapho (fin du Ve, début du VI e siècle av. J.-C.) de Lesbos, île de la mer Égée (Mytilène). Femme qui éprouve un désir sexuel pour les femmes.
Si le terme est attesté en 1549, il désigne, au masculin, un « mignon », amant d'un homme.
C'est au cours de la Renaissance que l'on commence à nommer les femmes qui s'aiment en France.
Mais c'est le terme « tribade », du grec « frotter », désignant une technique sexuelle, qui s'avère le plus usité, et ce, jusqu'à la moitié du XIX siècle.
On date en effet de la parution des Fleurs du mal de Baudelaire (1857), l'émergence d'une nouvelle signification pour le mot « lesbienne ». Car tandis que l'auteur appelle lesbiennes ses « femmes damnées », un procès retentissant le condamne pour outrage à la morale publique. L'usage du terme se répand alors, fortement teinté d'érotisme.
À la fin du XIX e siècle, le corps médical crée le nom d'« homosexuel/le », qui fait son entrée dans le supplément du Nouveau Larousse illustré en 1902. Les lesbiennes de la Belle Époque préfèrent à ces termes très connotés celui de « saphiste » ou d'« amazone ». Les autres termes en usage, tels anandryne, gousse, gougnotte, uranienne, gomorrhéenne, Sapho, invertie, s'avèrent tantôt triviaux, tantôt médicaux, tantôt précieux.
C'est dans les années 1970 que les femmes se réapproprient le mot « lesbienne », au sein des mouvements féministes. Le terme prend une dimension politique en s'inscrivant dans la lutte contre la hiérarchie des sexes et des sexualités. « Les lesbiennes ne sont pas des femmes », écrit Monique Wittig en 1980.
Cette renaissance positive accompagne l'émergence de nouveaux modes de vie homosexuels et une plus grande visibilité des gais et des lesbiennes.
C'est aujourd'hui le terme le plus employé.
in Les Lesbiennes -Idées reçues - Stéphanie Arc
Par cathetroll
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Publié dans : Cathetroll
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