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Mercredi 16 novembre 2005



"Mauvaises pensées..."

«Je viens vous voir parce que j’ai des mauvaises pensées»

Extrait du livre "Mes mauvaises pensées"de
 Nina Bouraoui




Nina Bouraoui vient d'avoir le prix Renaudot

pour son dernier livre...mise sur la piste par Maria (voir les commentaires de l'article Visages), j'ai   glané quelques éléments...donnant envie à chacune de foncer chez son plus proche libraire
(ce que je vais derechef faire...) !!!




Nina Bouraoui - Extrait du livre "Mes mauvaises pensées"  - Editeur : Stock – 2005

"Avant j'écrivais dans me tête, puis j'ai eu les mots, des spirales de mots, je m'en étouffais, je m'en nourrissais ; ma personnalité s'est formée à partir de ce langage, à partir du langage qui possède. Je n'ose plus me regarder dans le miroir, je ferme les chambres de notre appartement à clé, je cache les couteaux, je dors seule, j'ai si peur de faire mal à l'Amie. La nuit qui précéda mes mauvaises pensées, je me souviens d'une voix de femme qui appelait au secours, je me souviens avoir entendu des coups contre une fenêtre fermée : on frappait un corps."

Née en 1967 à Rennes, Nina Bouraoui est une auteure de tout premier plan qui a reçu en 1991 le prix du Livre Inter pour "La Voyeuse interdite". Son travail pose la question des limites entre la fiction et l'autobiographie et s'enracine dans l'interpénétration de modes d'expression et d'invention de soi qui ne sont bien sûr pas étanches. Dans ce très beau livre, où l'on retrouve l'écriture à fleur de peau, en urgence, de Nina Bouraoui, l'écrivaine poursuit sa quête introspective à partir du récit de ses rendez-vous hebdomadaires, sur une période de trois ans, avec le "docteur C".

Ce livre se donne donc à lire comme un récit de récits, avec à la clé toutes les préoccupations de l'auteure : l'identité sexuelle, l'identité culturelle (Nina Bouraoui revendique à la fois, et contradictoirement, sa double appartenance à la France et à l'Algérie, comme une double naissance), sa famille, ses amours et son entourage, dont feu l'écrivain Hervé Guibert, les pouvoirs de la littérature et le langage comme lieu de la vérité existentielle.

"Mes Mauvaises pensées" est donc moins le récit d'une thérapie qu'une confession littéraire où l'amour est le maître mot (présentation de la Fnac).




Un interview de Nina Bouraoui:

«L’écriture est une pratique amoureuse»


 

Vous proclamez l’égale souveraineté de la passion de l’écriture et de celle de l’amour. L’écriture est-elle pour vous une pratique amoureuse?

Oui, l’écriture est une pratique amoureuse. Chaque livre est un rendez-vous clandestin. J’ai trompé toutes les femmes de ma vie avec les personnages de mes romans! J’ai la même folie, la même obsession que lorsque je tombe amoureuse.
Je l’avoue, c’est insupportable pour les autres. Il y a des jours sinistres aussi, quand l’écriture ne vient pas. C’est la fin du désir alors, et c’est horrible! Je pense que les forces du désir et que les forces de l’écriture prennent dans le même brasier. Poupée Bella est un livre sur le milieu des filles mais aussi sur les secrets de l’écriture.

Vous restez l’auteure de la double appartenance. Dans Poupée Bella, vous allez et venez entre le milieu gay et le milieu lesbien…
Je suis fascinée par le monde des garçons, par leur grande liberté sexuelle, par cette circulation des corps. Les filles sont plus sentimentales… Mon meilleur ami était gay et je crois que nous avons formé un couple sans le savoir. Il y a une vraie relation miroir entre les filles et les garçons gays. Il y a de la jalousie et de la possession. Ensemble, nous allions au Boy et j’avais l’impression d’être sa reine, au Kat, il était toujours mon petit roi qui me serrait dans ses bras… Ce sont les filles qui m’ont brisé le cœur!

Dans ce journal, vous évoquez vos premiers jeux de séduction dans le «Milieu des Filles». Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce milieu?
Ce que j’aime dans ces nuits-là, c’est la place qu’occupent les femmes: elles retrouvent le pouvoir! Ce sont les seuls endroits où une femme peut sortir seule, se mettre au bar, prendre sa petite coupe de champagne, séduire ou danser. Souvent, j’ai eu l’impression de voler cette liberté aux hommes. Le milieu des filles est une bonne école. Sortir seule donne du pouvoir en fin de compte. Les femmes de ce milieu sont, sans le savoir, dans une mécanique féministe. Ce sont des affranchies.

Votre précédent roman, La Vie heureuse, a pu être considéré comme une «sortie du placard». Quelle a été la réception du livre autour de vous?
La Vie Heureuse a été un beau succès personnel. J’ai pu enfin dire combien j’ai aimé Diane, ma «meilleure amie» . J’ai réparé mon passé. J’ai retrouvé, par le net, deux élèves du lycée français de Zurich, deux filles que j’adorais et qui ont été surprises par cette révélation. Mes proches connaissent ma vie, mais ignorent toutes les souffrances de mon adolescence. Et puis je voulais écrire pour tous les jeunes gays. Il y a une immense solitude, à quinze ans, quand on tombe amoureux, et que l’on découvre ses premiers désirs. Il faut écouter, regarder ses enfants. L’homosexualité ne doit plus être vécue comme une maladie honteuse. A quand les cours d’instructions sexuelles à l’école? Oui, vous pouvez aimer un homme ou une femme, oui il y a plusieurs formes d’amour, oui, tout est normal. Je n’ai pas perdu mes lecteurs. J’avais déjà amorcé le processus avec Garçon manqué. J’ai reçu des centaines de lettres, toutes disaient: Merci! Vous avez raconté mon histoire. Mon éditeur, Jean Marc Roberts, est très fier de mes prises de position, de cette liberté. Quant aux autres, les «choqués» ou les «déçus», je les ignore.

Comment réagissez-vous quand on vous parle de «ghetto» et de «communautarisme»?
Le monde est encore profondément hétérosexuel. Nous devons nous serrer les coudes. Mais l’homosexualité n’a rien à voir avec l’intelligence, le talent ou la sympathie. L’homosexualité ne peut pas tout pardonner. Je n’aime ni la haine ni l’intolérance. Si le communautarisme permet à certains de mieux vivre leur homosexualité, alors tant mieux, je suis pour. Le mot ghetto rappelle de mauvais souvenirs. J’adore l’expression gay friendly!

Avec Garçon manqué, puis avec La Vie heureuse, vous avez conquis le public lesbien. Comment vivez-vous cet engouement?
J’ai lu dix fois Carol, puis le Puits de Solitude, j’ai dévoré les Claudine. Je suis heureuse et fière d’avoir un public lesbien. Les livres sur ces amours-là sont encore rares. La littérature entre dans les solitudes et par là, elle en devient miraculeuse.


Site d'où provient cet interview

 exthttp://www.360.ch/presse/2004/04/nina_bouraoui_lecriture_est_une_pratique_amoureuse.php




Autres livres de Nina Bouraoui



Poupée Bella (existe en poche)


Fin des années 1980. Le Katmandou, le Studio A, le Scorpion sont quelques-uns des hauts lieux de la vie nocturne et du « Milieu des Filles ». C’est là qu’évolue nuit après nuit la narratrice de ce journal recomposé. Des regards. Des séductions fugaces. Julien, l’ami homosexuel, le complice. Le souvenir de Marion, son premier amour d’adolescente, que des liaisons éphémères ne parviennent pas à lui faire oublier un désir d’être qui ne pourra s’accomplir, elle le sait, que dans l’écriture et dans l’amour. Après Garçon manqué et La Vie heureuse, Nina Bouraoui poursuit ici une quête d’identité qui va bien au-delà d’une orientation sexuelle assumée. « Il n’y a pas de malheur homosexuel, dit-elle, il y a un malheur amoureux. »


Premières pages

"Paris 30 octobre 1987

Je veux une arme pour me défendre, je veux le plus beau corps de la terre, je veux que le ciel de la nuit me protège, j’ai de la folie dans la tête, j’ai de l’or entre les mains, je suis une femme, je suis un homme, je suis tout, je ne suis rien, je déteste les filles qui font trop filles, je n’ai rien d’une fille normale, je perds ma voix, je gagne un cœur, je bois une bière glacée, je danse seule devant le miroir de la chambre, je n’ai rien de silencieux en moi, tout bouge, tout crie, tout se déplace, je quitte la vraie vie, je suis un secret, avant, j’entendais : Elle a un drôle de visage, elle a un regard qui dérange, elle n’est pas douce, elle a l’odeur d’un garçon, elle s’habille n’importe comment, elle a une beauté spéciale, on ne sait pas ce qu’elle deviendra; je sais nager, je sais écrire, je saurai aimer. Le jardin du Luxembourg est fermé, j’entends le bruit des feuilles, j’entends le bruit du vent dans les arbres, j’entends la ville et je ne suis plus dans la ville, il n’y a que mon corps, il n’y a que mon désir, je suis la Missy de Colette, je suis la Thérèse de Carol, je suis si petite, je suis immense dans la nuit, je sais et je ne sais pas, je peux et je ne peux pas, j’entre avant minuit au Katmandou, club féminin, j’entre sous la terre, j’entre dans mon corps, la nuit est un brasier. C’est l’odeur, d’abord, l’odeur des corps, je marche, je suis immobile, je cherche quelqu’un, je cherche une fille, c’est une terre étrangère, ici, c’est la voix d’une femme – 80 francs, la boisson est comprise –, ce sont les yeux, ce sont les mains, les petites marches à monter, c’est un spectacle, c’est le Milieu des Filles, je suis dans la forêt, je suis dans les sables, avant je n’avais peur de rien, avant je prenais des trains dans la nuit, je suis dans ma demeure, c’est le Katmandou, ce n’est pas Bilitis, ce n’est pas Patricia Highsmith, je ne sais pas si je dois danser, je ne sais pas si je dois boire, je ne sais pas si je peux fumer, je ne veux plus rentrer chez moi, je veux savoir, combien je vaux, combien je peux espérer de ce corps là, j’ai peur des femmes, je ne sais plus danser, il y a cette chanson de Stephan Eicher, Combien de temps, et à moi, combien faudra-t-il de temps pour trouver, pour être choisie? Je pourrais embrasser n’importe qui. Je veux juste une voix qui répétera mon prénom.


Combien de temps faudra-t-il pour trouver ? Pour devenir ce que je suis? Combien de temps pour avoir mes habitudes au Katmandou? Combien de temps pour trouver ma place, ma table, mon siège? Combien de temps pour danser? Je cherche, comme cherchent les hommes. Chez les filles il y a encore des slows. Chez les filles il y a encore la boule qui tourne au-dessus de la piste. Chez les filles, on entend : Je peux vous inviter ? Je n’ai plus de visage, je peux tout perdre ici. Ce que je suis. Ce que j’étais. Je deviens une professionnelle. Je suis la proie. Je suis l’appât. Bientôt, moi aussi j’attendrai à une table. Je regarderai. Ici, on vieillit si vite. Seule compte la première fois. Je sais qu’on me regarde. Ce n’est pas pour ce que je suis. C’est juste parce qu’on ne m’a jamais vue. C’est un petit milieu. C’est un petit salon. C’est le deuxième monde. Je ne connais pas ces visages. Vous habitez Paris? Vous avez quel âge? Vous êtes venue seule? Je veux rentrer avec quelqu’un. Je ne suis rien. Je suis tout. Je ne sais pas faire. Je me sens malade. Je me sens en vie. Ce n’est plus ma jeunesse. Je veux bien changer de vie. Je veux bien changer d’adresse. Je veux bien changer de nom. Je suis là. Regardez-moi.


La vie heureuse

"Il n'y a aucun choix à aimer une fille. C'est violent. C'est l'instinct. C'est la peau qui parle. C'est le sang qui s'exprime. Je n'ai pas choisi d'aimer Diane. C'est une loi physique. C'est une attraction. C'est comme la Lune et le Soleil. C'est comme la pierre dans l'eau. C'est comme l'été et la neige. C'est de l'histoire naturelle. Ca reste longtemps dans le corps. C'est inoubliable. C'est la grande vie.
J'aime Diane, je suis milliardaire"

Post-face du livre "La vie heureuse" publié chez Stock en 2002.

 
Garçon manqué ( existe en poche)


Son père Rachid est berbère, sa mère Maryvonne, bretonne aux yeux bleus. Nina est née en 1967. Pas facile d'être l'enfant des amoureux de 1960 dont la rencontre rappelle les pires moments de la guerre d'Algérie. Pas facile de grandir en Algérie et de voir sa mère insultée par des gamins. Pour mieux se défendre, Nina s'approprie la violence des hommes en devenant un garçon manqué. Mais comment s'y retrouver au bout du compte dans ces identités de fracture. Fille ou garçon ? Française ou Algérienne ? Le livre de Nina Bouraoui est à la fois lyrique et violent, tendre aussi quand elle évoque l'histoire d'amour avec Amine. Du soleil brûlant d'Algérie aux ciels mouillés de la Bretagne, il est rempli de contradictions qui ne sont pas seulement personnelles mais appartiennent à tant de gens dont on ne parle jamais


La voyeuse interdite (existe en poche)


Bonne lecture...




Et pour finir, un petit tour
dans le "L world
de Nina Bouraoui..."


Extraits d'un interview accordé à l'Express

"... j'aime la beauté des femmes, la sensualité, la douceur, et je n'en ai pas honte. La souffrance venait du monde des autres où je ne trouvais pas ma place. L'homosexualité entre filles se devait d'être muette, secrète, le désir devait se déployer dans la nuit, et on sait que la nuit est violente. Mais peut-être aimais-je aussi ce secret, cette transgression? La vie homosexuelle, c'est aussi une manière de prendre un chemin de traverse, de prolonger la jeunesse en ne suivant pas la route normale du mariage et des enfants. Je trouve magnifique d'aimer la même personne et de vivre avec elle, mais je suis opposée au mariage homosexuel: ce n'est pas cela qui nous donnera plus de respect. Que les homos aient des droits comme tout le monde. Mais si on est homosexuel, ce n'est pas pour mimer les autres! L'homosexualité n'est pas une alternative à l'hétérosexualité. C'est autre chose, une autre forme d'amour."

.."L'homosexualité, ce n'est qu'un mot. Quand j'ai osé l'écrire pour la première fois, je me suis dit: «Ah! quelle incroyable victoire!» Mais le langage nous emprisonne. «Ah, vous êtes homosexuelle?» On imagine tout de suite comment vous faites l'amour! L'homosexualité féminine est entachée des fantasmes pornographiques des hommes, ils imaginent soit de belles félines qui ne font pas grand-chose entre elles (sous-entendu: ce n'est qu'un passage, elles finiront bien par avoir besoin des hommes), soit des «femmes camionneurs» couvertes de tatouages... Dire que l'on est homosexuelle, c'est être cataloguée par sa sexualité, et cela me dérange profondément. L'homosexualité, ce n'est pas une identité. Je pense que le désir et la sexualité ne sont pas dissociables de l'amour."

«Toutes les filles veulent devenir célèbres pour réparer leur homosexualité», écrivez-vous également.Dans le milieu des filles, il y a un désir de réussite sociale, de célébrité, pour ne pas être réduite à l'homosexualité: «Je suis homosexuelle, d'accord, mais ce n'est pas grave parce que je suis une grande actrice ou une chanteuse» ...


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Dimanche 13 novembre 2005
Par cathetroll - Publié dans : Cathetroll
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Dimanche 6 novembre 2005


De Maria,
notre correspondante
Bigoudène

au festival
Cineffable

http://www.cineffable.fr.fm/






Alors le festival de films lesbiens ...D'abord l'ambiance : je dois dire que je ne me sens pas tout à fait à l'aise dans des milieux trop homogènes. Bien sûr, ça fait du bien de se retrouver "entre nous" et j'y ai revu des amies chères. Mais je préfère la diversité. Je ne suis pas une pure militante féministe, je n'éprouve pas de haine pour les hommes, je suis femme avant d'être lesbienne.

Le communautarisme me fait un peu peur, même si je suis persuadée qu'il est nécessaire et que sans les communautés lesbiennes (par exemple) beaucoup de femmes ne pourraient pas vivre leur amour au grand jour et être elle-même. La communauté homosexuelle m'a beaucoup portée au moment de mon coming-out.

Mon côté idéaliste me fait rêver à un monde pluraliste où tout le monde s'aimerait !
Celui des bigoudènes !!

Quoi qu'il en soit, cet entracte purement lesbien était quand même bien plaisant.

 J'y ai vu plusieurs films intéressants dont voici une sélection personnelle...


Hoi Maya

Salut Maya

Suisse. 2004. 35 mm. Couleur. 12’. VO/ST.
distr: Ecole des arts conceptuels de Zürich

Retrouvailles inattendues et troublantes de deux vieilles dames dans un salon de coiffure. Cette rencontre réveille en elles des souvenirs enfouis et douloureux. Un film tendre et attachant sur le désir de vivre et d’aimer à 70 ans, le courage de renaître de ses cendres et de recommencer sa vie.

An unexpected encounter between two elderly women at a hair salon reawakens painful buried memories. A tender and moving story about the desire for life and love in old age, and the courage it takes to be reborn, Phoenix-like, and start one’s life anew.

Claudia Lorenz
Née en 1975 à Bienne, Claudia Lorenz étudie la photographie puis le cinéma à l’école des arts conceptuels de Zürich. "Hoi Maya", son film de fin d’année, a remporté de nombreux prix, dont celui du public au festival de Berlin, section Panorama.

 

Ce film est plein d'humour et d'espoir.




O' Bli Hos Meg
Elle restera avec moi (Abide With Me)

Norvège. 2002. vidéo. couleur. 30’. VO/ST.
distr: Den norske filmskolen

Fiction

Sarah vit et travaille avec ses parents dans une pension située sur la côte norvégienne. Elle est courtisée par David, pasteur et ami de la famille. Ce quotidien banal va être bouleversé par l'arrivée d'Eva, une belle et talentueuse artiste peintre. Sarah va-t-elle se laisser imposer les conventions sociales et religieuses ou va-t-elle réussir à se libérer de ce carcan qui l'étouffe pour aller vivre son amour ?

Ce court métrage d'une qualité cinématographique rare est un hymne à la passion et à la liberté.

Sarah lives and works with her parents in a christian hotel by the coast. She is spoken for by the young handsome David, pastor and friend of the family. One day they host in an artist, Eva, to paint he new altarpiece for their chapel.

Anette OstrøAnette Ostrø

Anette Ostro, née en 1970, est diplômée de l'université d'Oslo.
Elle a travaillé en 1997 pour le Film Centrum à Umea en Suède, puis elle a réalisé entre 1998 et 2000 le documentaire "The Everlasting Grief" produit par la NRK."O' bli hos meg" est son film de fin d'études après trois années passées à la Norvegian Filmschool.

 

La réalisatrice était présente et ma foi (!!),quelle belle femme !
Un sujet qui m'intéresse : le dilemme entre la religion et l'homosexualité. J'ai été confrontée pendant de nombreuses années à ce dilemme, (j'étais protestante évangélique, je vous raconterai plus tard) et mon véritable "moi" ne pouvait pas s'épanouir dans un milieu où l'homosexualité est considérée comme un péché. Que de culpabilité ai-je eu et de combats menés pour un jour pouvoir faire le bon choix !
Ce film est très esthétique et le désir qui anime ces deux femmes est communicatif.




Et Sheaava Nafshi
(Keep not silent)

Israël. 2004. vidéo. couleur. 52’. VO/ST. distr: Films Transit

Documentaire

http://www.filmstransit.com/keep_not.html

http://www.aviva-berlin.de/aviva/Druck.php?id=4419

Récompensée pour ce documentaire en Israël, Ilil Alexander explore ici de façon profondément émouvante la lutte complexe de trois femmes qui se battent pour leurs droits à aimer au sein de leur communauté religieuse orthodoxe à Jérusalem.Toutes trois sont très pieuses, lesbiennes et militantes dans un groupe de soutien secret appelé les « Ortho-Dykes ».

This profoundly moving film explore the clandestine struggle of three women fighting for their right to love within their Orthodox Communities in Jerusalem. All three are lesbians, and members of a secret support group called the “Ortho-Dykes”.


Ilil Alexander

Réalisatrice et productrice de films, d’émissions de télévision et de festivals de films en Israël, elle écrit, réalise et produit actuellement un documentaire sur la violence domestique.

 

Voici le film que j'ai préféré : le même sujet traité avec beaucoup de respect, de finesse, d'amour par Ilil Alexander.
Merveilleux film !! J'ai été bouleversée par ce documentaire car j'ai vécu un peu en Israël, il y a 25 ans et le courage de ces femmes m'a profondément touché. Je correspond d'ailleurs depuis avec Ilil Alexander, qui n'est ni orthodoxe, ni lesbienne, ce qui prouve à quel point sa sensibilité est grande ! Une grande réalisatrice !


 

Girl Play

Etats-Unis. 2004. vidéo. couleur. 80'. VO/ST.
distr: Goff-Kellam Productions

Disponible en DVD

Après "Give or Take an Inch" et "The Ten Rules (A Lesbian Survival Guide)", Lee Friedlander nous revient avec un nouveau long métrage intitulé "Girl Play".
Basée sur la pièce de théâtre "Real Girls", "Girl Play" narre avec humour l'histoire vraie de Robin Greenspan et Lacie Harmon, deux actrices engagées pour interpréter le rôle d'amantes dans une pièce, qui tombent peu à peu amoureuses l'une de l'autre à force de répétitions sous la direction d'un metteur en scène
loufoque.
Filmé
comme un one-woman show, Girl Play est un film satirique et drôle dans la lignée des précédents films de Lee Friedlander.
Il a reçu de nombreuses récompenses, notamment celle du meilleur long métrage au Out Fest, le festival gai & lesbien de Los Angeles.

Based on the original play "Real Girls," Girl Play is the satirically funny true-life story of writers/actors Robin Greenspan and Lacie Harmon. Both women audition and are cast as lovers in an upcoming L.A. play. Their flamboyant director (Dom Deluise) demands that the actresses fully encompass their roles.
A very funny movie by the director of "Give or Take an Inch" and "The Ten Rules : A Lesbian Survival Guide".

Lee Friedlander
Productrice et réalisatrice à succès, Lee Friedlander a déjà réalisé plus d'une douzaine de films dont "Give or Take an Inch" et le désopilant "The Ten Rules : A Lesbian Survival Guide", diffusés par Cineffable en 2003.

  Je n'ai pas revu ce film que j'ai en dvd. J'ai beaucoup aimé. A voir...



Moustache

Australie. 2004. vidéo. couleur. 14'. VO/ST. distr: CFMDC

Que la vie est barbante lorsque chacun et chacune joue le rôle qui lui est imparti. Et puis un matin, devant la glace, quelque chose change...

Sometimes it doesn’t pay to change your true self for the person you love.

Vicki Sugars

Film très drôle ! Un amour qui renaît dans un couple où tout semblait perdu grâce à une moustache !



D Word (The)

Etats-Unis. 2005. vidéo. couleur. 61'. VO/ST. distr. : The D Word LLC

Parodie d'une série actuellement diffusée sur une chaîne cryptée, "The D Word" raconte la vie très gaie d'une joyeuse bande d'amies à New York, the Big Apple.
Un film d
rôle et satirique.

The D Word is a NYC parody of that "other" sapphic series.
Watch gay, straight, bisexual, lesbian, transgen
der and good old dyke drama, too, in the Big Queer Apple populated by people who look like people. Coming soon, in more ways than one.

 

Voilà le plus drôle !!!!!!! Parodie de notre bien-aimé "The L World" ! Les pauvres Bette, Tina, Shane, Dana, etc.... sont bien malmenées !!!

La salle était en délire !!!

Les  photos :



La grande noire : Marina !
Celle qui tient le gode : Alice




Bette et Tina !
Le personnage de Bette est odieux,
celui de Tina niais !




Shane et ses éternelles conquêtes.




Le film se passe à New York, dans des grands ensembles défavorisés, Tim est un voyeur, Bette et Tina ses voisines habite le palier d'en face, bref, belle satire (qui manque un peu de travail mais les réalisatrices ont dû manquer de temps pour concevoir ce film). Ca vaut vraiment le coup !!!! Les pôvres Vraies !!!!



Nachbarinnen
Voisines (Les) - (Wanted!)

Fiction

Allemagne. 2004. vidéo. couleur. 88’. VO/ST.
distr: Salzgeber & Co. Medien GMHB

Dora mène une vie solitaire entre son travail de livreuse et sa collection de cactus, jusqu’au jour où surgit Jola, sa séduisante et mystérieuse voisine polonaise, recherchée pour meurtre. Les deux femmes vont passer deux semaines dans l’appartement de Dora. Une intimité imprévue qui prendra un tour inattendu.

Dora delivers packages and lives alone with her cacti, until her mysteriously fascinating Polish neighbour Jola, wanted for murder, suddenly shows up. An unexpected intimacy develops between them when they become flatmates for a few weeks.

Veronika Meletzky

Née en 1973 à Leibzig, Veronika Meletzky étudie l’anglais et le cinéma. Metteuse en scène, photographe, mère de famille, elle réalise des
court-métrages et des trailers pour la télévision. "Nachbarinnen" est son film de fin d’études.

 

Un beau film sur le désir et l'absence de l'autre.


Hue die  (Butterfly)

Fiction

Hong-Kong. 2004. vidéo/35mm. couleur. 124’. VO/ST.
distr: Filmko EntertainmentLimited

Flavia, une trentenaire enseignante à l’Université, mène la vie conventionnelle qu’on attend d’elle jusqu’à sa rencontre dans un supermarché avec une jeune fille qui la trouble. Elle réalise alors à quel point son propre monde est fermé et elle doit faire face à ses sentiments cachés, dont ceux pour son ancienne amante Jin.
Une odyssée individuelle qui est aussi une métaphore de l’affirmation du territoire de Hong-Kong vis-à-vis de la Chine depuis la rétrocession de juillet 2003.

Flavia is a high school teacher who lives the life everybody expect fom her. But when she meets a young lady in a supermarket whom she feels attracted to, she decides, like a new born butterfly, to lead her true life. An individual odyssey which is also a metaphor of the place the people of Honk-Kong tries to conquer since the 2003 retrocession of the territory to .


Yan Yan Mak

Née à Hong Kong, diplômée de l’Académie des Arts, Yan Yan Mak se lance dans le cinéma en travaillant alternativement comme assistante réalisateur, costumière ou manager de production. Elle écrit et réalise ensuite plusieurs courts métrages. "Butterfly" est son second long métrage après "Gege" ("Brother") présenté et récompensé dans de nombreux festivals internationaux.


Un très beau film sur le désir, la passion et l'amour entre deux femmes dont l'une essaie d'exorciser un grand amour qu'elle a vécu dans le passé. Les références historiques sont utiles et intéressantes. Beaucoup d'esthétisme comme dans tous les films asiatiques.




Fannie dans le Temps

Canada. 2005. vidéo. couleur. 10'. VO/ST.
sans parole. Fiction.
distr: GIV

Fannie part à la recherche de son âme soeur grâce à une machine à voyager dans le temps.

A short hommage to the silent film era.

Miriam Ginestier

Particulièrement active dans la communauté Queer de Montréal, Miriam Ginestier participe à de nombreuses activités artistiques dont OUT Production (compagnie théatrale) et Studio 303 (studio de danse et d'arts).

 Filmé sans parole comme un film du début du siècle dernier.
 Très drôle.



Billy’s Dad is a Fudge Packer

Etats-Unis. 2004. vidéo. couleur. 8’. VO/ST. distr: Power Up

Tourné comme un film des années 1950, ce court est une parodie de la vie hétérosexuelle, avec un second degré bien prononcé. Le petit Billy rentre de l’école pour retrouver sa famille autour du traditionnel dîner. Son papa, qui travaille dans une usine, le questionne sur son avenir : « Que veux-tu être plus tard : policier ou pompier ? ». Pendant ce temps, sa mère est dans la cuisine avec la très attentionnée Betty, dont le mari est parti à la guerre…

 
Très drôle également
.



Et pour finir,
VOICI LES PRIX DU FESTIVAL


 
Prix du Public


Long métrage fiction: Hue Die (Butterfly) de Yan Yan Mak (avec 80 voix).

Court ou moyen fiction: Hoi Maya de Claudia Lorenz, (51 voix).

Long métrage doc: Katzenball de Veronika Minder (102 votes).

Animation/clip/expérimental: Something Else de Shannon Olliffe (39 votes).

Court métrage doc: Une chambre à elle d'Anne Lenfant (36 voix).

Mentions spéciales (pour avoir eu beaucoup de votes)

Girl Play de Lee Friedlander (76 votes),
Et Sheaava Nafshi (Keep not silent) de Ilil Alexander (40 votes),
Moustache de Vicki Sugars,
Par Maria - Publié dans : Maria
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Mercredi 2 novembre 2005
Découvrir Germaine Beaulieu...

 Biobibliographie

 

Poète,  romancière et photographe, Germaine Beaulieu, née en 1949,  écrit depuis 1977 et en est à sa douzième publication.
Elle a écrit un roman Sortie d’elle (s) mutante (1980) ainsi que  onze recueils de poèmes dont  D’Acier de parfum de chair (2005) , Ailleurs au même instant (2002) et Trois voix l’écho (2000). Elle a également fait paraître une série de  cartes postales illustrant des poèmes de son recueil De l’Absence à volonté (1996).
Une exposition de photos/poèmes a été tenue dans différentes villes du Québec à l’occasion du Festival international de poésie. Plusieurs de ses textes sont parus dans diverses revues littéraires notamment: Arcade,  Osiris, l’Estuaire, la Nouvelle barre du jour, Vlasta et Rampike. Certains poèmes traduits en anglais ont aussi été publiés dans la revue Dandelion. Parallèlement à son engagement littéraire, elle est  psychologue en bureau privé.

 

On observe à travers l’œuvre de Germaine Beaulieu une préoccupation constante pour les thèmes de l’existence, du réel, de l’amour, de la sensualité, de l’absence et de l’absolu. L’écriture de cette auteure en est une de dérive, d’appel et de désir où la vie côtoie souvent la mort dans un grand élan de métamorphose. Il existe chez Germaine Beaulieu une volonté constante d’exploration où l’auteure ne veut jamais s’arrêter à des vérités qui briseraient son élan de création :
 

« Mais qu’est-ce donc que la vérité sinon un arrêt qui brime ma liberté et mon plaisir de chercher encore et toujours. »

(Réf. Entre deux gorgées de mer, 1998)

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Mardi 1 novembre 2005



Poème tiré du recueil :

 Ailleurs au même instant

 écrit par Germaine Beaulieu

Éditions : Les Écrits des Forges,
Trois-Rivières, 2002, 108 pages
Québec, Canada

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Samedi 29 octobre 2005

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Samedi 29 octobre 2005






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Vendredi 28 octobre 2005

Mais  où va donc,
si hardiment, la bigoudène lesbienne ?


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Jeudi 27 octobre 2005


Je, toi, nous...
D'une peau à l'autre...


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Lundi 24 octobre 2005
Le "Bigoudènes"  World...




de....


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