...."Bigoudou" Word,
un mot qui s'impose !!!

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L’auteur du roman que le film a adapté : C.S. LEWIS
Entre défense de la foi chrétienne et littérature fantastique
Qui donc est cet homme ? Un écrivain brillant, esprit logique, original et pénétrant, formé par des précepteurs loin de l’école publique ! Lewis est né en 1898 à Belfast. Il enseigne la littérature médiévale à Oxford puis à Cambridge. Depuis sa conversion en 1929, il occupe une partie de son temps d’écrivain à publier des ouvrages où il « vulgarise » le christianisme, pour en communiquer la substance… biblique, sans les particularismes de telle ou telle dénomination. Ce qui le fit apprécier dans les milieux évangéliques, quand bien même il était un membre fervent de l’Eglise anglicane !
(…) Lewis cherchait à toucher l’imaginaire de ses lecteurs, afin de réveiller en eux la nostalgie d’un monde différent, mais bien réel, qu’ils découvriraient finalement dans le christianisme.
En fait, Lewis trouve son inspiration dans le domaine dont il est le spécialiste: la littérature médiévale, les sagas et les mythologies. Son esprit, fin et rigoureux, dénoue les mécanismes des symboles païens pour démontrer d’une part leurs limites, mais aussi pour amener ses lecteurs à l’intuition de l’Evangile. En mettant en scène des êtres fantastiques, Lewis essaie de « montrer dans quel sens le christianisme répond aux attentes du paganisme, ou dans quelle mesure le paganisme préfigure le christianisme » (…)
Suisse: Les évangéliques romands utilisent "Le monde de Narnia" comme tremplin
pour parler de la foi.
La mort du lion Aslan, qui a donné sa vie pour sauver Edmond, rappelle celle de Jésus, mort pour sauver l’humanité.
Les Eglises évangéliques romandes se mobilisent autour de la sortie du film Le monde de Narnia : le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique. Emboîtant le pas aux mouvements évangéliques américains, elles voient dans cette superproduction hollywoodienne tirée du roman de C.S. Lewis une occasion unique de partager leur foi et d'augmenter la culture chrétienne des masses ignorantes.
(…)
Lors de sa sortie aux Etats-Unis, le film a bénéficié d'une promotion sans précédent de la part des mouvements évangéliques. Courtisés par les studios Disney lors d'une méga-tournée dans les églises, les pasteurs ne se sont pas fait prier. Ils ont fait de Narnia un sujet de sermon, tout heureux de disposer de cet outil de communication moderne pour diffuser la bonne parole.
Libération : lundi 19
décembre 2005
Disney cinévangéliste
Avec «Narnia», qui sort mercredi, le studio se place sur le créneau chrétien en vogue depuis «la Passion du Christ». Lors de sa sortie aux Etats-Unis, pasteurs et paroissiens ont joué les prosélytes de ce film pour enfants pour le moins manipulateur.
«Participez au concours du sermon Narnia et gagnez un voyage GRATUIT à Londres, en Angleterre la terre de C.S. Lewis. Imaginez le voyage d'une vie. Emmenez une personne de votre choix pour Londres et Oxford...» Alléchante, l'annonce figure sur le site religieux SermonCentral.com, spécialisé dans les services aux pasteurs. Le concours est organisé dans le cadre de la promotion, par Walt Disney, de son dernier film, le Monde de Narnia, une adaptation à 150 millions de dollars du livre pour enfants de C. S. Lewis, l'Armoire magique. Le gagnant, tiré au sort, recevra deux billets d'avion pour Londres et 1 000 dollars. Une seule condition : le sermon doit évoquer Narnia, cette série de contes fantastiques pétris de christianisme écrits dans les années 50.
A notre connaissance, cette idée de «publi-sermon» est une première dans l'histoire de la chrétienté. Elle a été mise au point par Outreach Media, agence recrutée par Walt Disney Pictures. La règle du concours n'oblige certes pas les pasteurs à prononcer ces sermons «narniaïsés» dans leur église. Mais il y a de bonnes chances qu'ils le feront, une fois qu'ils les auront fignolés avec coeur. Pour quelques milliers de dollars, des dizaines d'églises américaines sont ainsi enrôlées dans le marketing d'un produit d'Hollywood.
Le groupe n'a reculé devant rien pour lancer son film. Avec Narnia, il a l'impression de tenir un blockbuster capable de faire exploser le box-office, dans la veine de MatrixHarry Potter. Disney espère capter à la fois les enfants, les fanas d'heroic fantasy, mais aussi les chrétiens. Cumuler les millions de spectateurs de Shrek, du Seigneur des Anneaux et de la Passion du Christ. Le parfait jackpot. Le démarrage a été réussi (67 millions de dollars pour le premier week-end) et le filon ne se tarira pas de sitôt : C. S. Lewis a eu la bonne idée d'écrire sept romans dans ses «chroniques de Narnia». Pour réussir pleinement ce pari, Disney avait besoin du relais des églises. Il n'a eu aucun problème à enthousiasmer les milieux évangéliques, trop contents de trouver des outils de communication modernes pour passer leur message. Dans tous les Etats-Unis, depuis la sortie du film le 9 décembre, des églises ou des communautés religieuses affrètent des bus vers les salles de cinéma.
Plus fort que «Harry Potter»
C. S. Lewis, un Irlandais du Nord, est l'une des icônes du monde évangéliste, révéré comme un saint. Ancien soldat (volontaire), enseignant de la littérature du Moyen Age et de la Renaissance à Oxford, c'est un ancien athée qui avait retrouvé la foi chrétienne sous l'influence de son ami Tolkien, l'auteur du Seigneur des Anneaux. Un born again comme on dirait aujourd'hui : la crème de la crème du croyant, dans l'échelle de valeurs tacite des évangélistes. Généralement méprisés par les intellectuels, ils adulent Lewis, dont ils font l'un des plus grands penseurs du XXe siècle.
Son roman l'Armoire magique, le plus populaire de la série, raconte l'histoire de quatre enfants, pendant la Seconde Guerre mondiale, qui débarquent dans le monde fantastique et glacé de Narnia en passant à travers les manteaux d'une penderie. Ils y croisent une sorcière blanche (le mal), un lion magnifique (le bien). L'un des enfants, Edmund, succombe à la tentation, mais le lion Aslan, christique en diable, se sacrifie pour le délivrer du mal. Happy-end : le lion ressuscite. Tiens donc.
Avec ses livres, Lewis entendait préparer les jeunes esprits pour les rendre «plus réceptifs au christianisme lorsqu'ils le rencontreront plus tard dans leur vie». Narnia est l'un des livres les plus conseillés aux enfants dans les paroisses. Ses personnages apparaissent sur un vitrail de Saint Luke's Episcopal Church à Monrovia, en Californie. L'organisation Focus on the Family en a tiré un feuilleton radio... Mais la popularité de la saga va bien au-delà des milieux chrétiens : ces sept romans ont été vendus à 120 millions d'exemplaires dans le monde depuis un demi-siècle, battant Harry Potter. Disney a senti le parti qu'il pouvait en tirer. Depuis les 600 millions de dollars de recettes mondiales engrangés par la Passion, dont plus de la moitié aux Etats-Unis, les grands studios d'Hollywood lorgnent avec appétit le marché des croyants. Le film de Gibson a été l'Armoire magique du «christian entertainment» : longtemps relégué dans des productions de qualité médiocre (1), vidéos ou téléfilms, ce genre s'est retrouvé brutalement dans le royaume magique du dollar. Du jamais vu depuis les Dix Commandements et Ben Hur, à la fin des années 50. «Narnia est une étape importante dans le changement d'état d'esprit à Hollywood concernant le marché des chrétiens», juge Barbara Nicolosi, une ancienne religieuse catholique qui a fondé à Los Angeles une école de formation de scénaristes chrétiens, Act One (2). Selon elle, il fallait démontrer que le succès de la Passion ne tenait pas qu'à la personnalité de son auteur, Mel Gibson. «Avec le succès de Narnia, la démonstration est faite : on peut organiser le marketing d'un film vers la communauté des chrétiens.» Barbara Nicolosi est persuadée, comme beaucoup d'autres, qu'Hollywood va s'engouffrer sur ce marché, mais elle attend avant de se réjouir. Elle craint l'afflux de films déplacés ou superficiels : «S'ils étaient malins, les gens d'Hollywood s'entoureraient de scénaristes ou de consultants chrétiens».
Dans le cas de Narnia, de nombreux chrétiens se sont penchés sur le berceau du film. Douglas Gresham, le beau-fils de Lewis, qui gère les droits de l'oeuvre de ce dernier, a joué le rôle de producteur exécutif. Agé de 60 ans, c'est un born again radical. Cela fait trente ans qu'il rêve de faire passer sur grand écran le message de son beau-père qui, considère-t-il, «savait que le christianisme n'est pas pour les poules mouillées». Dans des interviews, Gresham minimise le caractère chrétien de Narnia et attribue la volonté de le nimber de religion à une «maladie américaine». Mais il a veillé au strict respect du roman de son beau-père, et il sait bien, lui, que le message de Narnia est d'autant plus puissant qu'il se passe de sous-titres religieux.
Sa mère, Joy Gresham, était une poétesse américaine juive, athée et communiste, qui a basculé dans la religion chrétienne après avoir lu Lewis (et avant de l'épouser). Aujourd'hui, Doug Gresham est pasteur en Irlande, où il s'occupe d'un centre contre l'avortement, qu'il considère comme un «infanticide inspiré par le diable»
Le film a été financé par Walden Media. C'est un des confettis de l'empire du milliardaire Philip Anschutz de Denver (pétrole, chemins de fer, télécoms, etc.). Anschutz, 66 ans, est lui aussi un born again, doublé d'un financier généreux du Parti républicain. L'an dernier, lors d'une conférence en Floride, Anschutz avait expliqué ainsi sa stratégie : faire des films «divertissants» mais qui «vantent la vie» et portent des «messages moraux». Le président de Walden, Michael Flaherty, chrétien lui aussi, a résumé ainsi la philosophie de la société : «Plutôt que de maudire l'obscuritéil vaut mieux allumer quelques bougies, sortir plus de grands films.»
Le réalisateur de Narnia est le Néo-Zélandais Andrew Adamson auquel on doit aussi Shrek 1 et 2. Lui ne semble pas un excité de la religion, même s'il est né dedans : ses parents étaient des missionnaires. Comme des millions de gens, il adore le roman de Lewis, qu'il a mis en image avec talent, mais sous le contrôle de Gresham, qui s'assurait que rien n'y soit théologiquement incorrect. Adamson considère que c'est aux spectateurs d'interpréter, s'ils le souhaitent, les thèmes chrétiens du film.
Si Disney n'aime pas présenter Narnia comme un film «religieux», il n'en a pas moins invité toutes les églises et les associations chrétiennes à exploiter «ses vérités spirituelles». La société a enrôlé Motive Entertainement, une agence spécialisée dans la promotion des films «basés sur la religion et favorables à la famille». C'est elle qui avait assuré, au début de l'année dernière, la spectaculaire promotion de la Passion du Christ dans les églises américaines. Pour Narnia, environ 140 soirées ont été organisées dans des communautés chrétiennes, ce qui a permis de créer une rumeur favorable. Les responsables des églises ont été inondés de plaquettes les invitant à découvrir, à travers le film, une «extraordinaire façon de porter les vérités des Evangiles». Des semaines d'études bibliques estampillées Narnia ont été offertes par Walden. Le mois dernier, Jeb Bush, gouverneur de Floride et frère du Président, a fait lire le livre aux écoliers de son Etat ; l'Association pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat a grincé et les méchantes langues ont dénoncé un renvoi d'ascenseur au généreux donateur Anschutz. En Grande-Bretagne, une campagne similaire a été déployée dans les milieux chrétiens.
«Pacte faustien avec la pop culture»
Cette fièvre religieuse n'a pas manqué de choquer une partie de la gauche américaine ou britannique, qui y a vu une nouvelle offensive des conservateurs dans la «guerre culturelle» à l'oeuvre depuis des années. L'écrivain anglais athée Philip Pullman, auteur de la saga fantastique pour enfants A la croisée des mondes,Narnia : «Un des trucs les plus empoisonnés que j'ai jamais lus.» Polly Toynbee, chroniqueuse du Guardian, athée elle aussi, conseille d'avoir un sac en papier à portée de main pendant le film, tellement elle le trouve manipulateur. Narnia représente selon elle «le parfait christianisme républicain musclé pour l'Amérique».
La gauche s'alarme de la montée en puissance des chrétiens évangéliques à Hollywood. Mais, selon le sociologue Alan Wolfe (3), spécialiste de la religion au Boston College, cette crainte n'a pas lieu d'être. Utiliser Narnia pour faire du prosélytisme est surtout, dit-il, un «aveu de faiblesse un peu pathétique» : «Leur message religieux n'est pas séduisant, alors, pour le porter, ils ont besoin de passer un pacte faustien avec la pop culture.» Entre Hollywood et la religion, qui manipulera l'autre ? Réponse de Wolfe, sans hésiter : «Je parie tout sur Hollywood !»
(1) Quelques exceptions, comme le bon film de Robert Duval, le Prédicateur, en 1998.
(2) Et auteure de Behind the Screen :
(3) Alan Wolfe : The Transformation of American Religion, éd. Free Press, 2003.
Ce n’est certes pas la première fois qu’un film est utilisé à des fins d’évangélisation, donc de propagande mais cette doctrine du « bien et du mal » (en identifiant de façon radicale les « gentils et les méchants » si chère à Bush se radicalisant et se déplaçant chez nous, certes de façon moindre en Bigoudènie (…), il m’a paru utile de la dénoncer.
Dans "Le Télégramme • Dimanche 22 janvier 2006"
Congé paternité.
Élodie le revendique
Le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Nantes jugera demain l’affaire opposant un couple d’homosexuelles de la région nantaise à
Emmitouflé dans son anorak, Clément (*) glisse sur le petit toboggan installé dans le jardin, sous les yeux de Karine et Elodie, ses deux « mamans ». La première, 30 ans, est la mère biologique du garçon, né en juin 2004. La seconde, d’un an sa cadette, n’a aucun lien de filiation avec l’enfant, selon les textes français. Toutes deux refusent cette situation. « Nous ne pouvons pas dire que nous avons eu Clément par accident », s’amuse Karine, en faisant référence au voyage à Bruxelles qu’elle a effectué avec sa compagne, en octobre 2003, pour se faire inséminer artificiellement. Elodie se présentera, lundi aprèsmidi, devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Nantes pour obtenir un congé paternité, dix-huit mois après sa première demande auprès de
Deux refus de la part de
Une pétition avant une souscription˘?
L’avocat nantais cherchera à faire reconnaître par le juge un lien de filiation entre Elodie et Clément. « Si ce lien est établi, elle pourrait rentrer dans ce type de congé. Il faudrait alors que le législateur décide de remplacer la notion de père par celle de parent dans la loi. » Le couple a d’ailleurs réfléchi à plusieurs substituts : « On pourrait l’appeler congé de naissance ou d’accueil à l’enfant ». Leur combat, aujourd’hui médiatisé et politique, a trouvé un relais sur internet avec une pétition qui a recueilli plus de 2.000 signatures. Avant une éventuelle souscription, si Karine et Elodie, pacsées depuis mars 2004, choisissent de donner une suite judiciaire à l’audience de demain. D’ici là, Elodie, enceinte de sept mois, aura à son tour accouché. L’enfant ressemblera sans doute à Clément… Les deux femmes ont choisi le même donneur.
Aujourd'hui dans ...
samedi 21 janvier 2006
Le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Nantes
examinera l'affaire lundi.
C'est arrivé par courrier, après la naissance de Basile. Une correspondance de
Ambiance paisible. On dirait un jour férié. Le chien aboie dans le jardin. Du linge sèche dans le salon, pas loin d'un vieux poêle. Entre deux poutres, un drapeau arc-en-ciel déploie les couleurs emblématiques de la communauté homo. Sur la table ronde, des journaux régionaux et une paire de petites chaussures à lacets. «Maman», appelle une petite tête blonde, en se tournant vers Elodie. «S'il le dit doucement et que je suis à côté, je sais que c'est pour moi, s'il crie plus fort, c'est pour Karine.» «On reconnaît à l'intonation qui il appelle», complète Karine. Quand elles se sont connues en 1999, elles étaient étudiantes et fêtardes. A 20 ans, Karine a parié qu'elle ne serait jamais mère («je savais depuis longtemps que j'étais homo, ce n'était pas cohérent»). Elodie, elle, y pensait : «Cela a toujours été dans ma tête, sans savoir si c'était possible.» C'est elle qui en parle en premier. «Porter un enfant, ce n'était pas mon but, en avoir un, oui.» Décidées, les deux jeunes femmes ne savent pas comment s'y prendre. Elles glanent des infos sur l'Internet. Elles proposent à un ami un projet de coparentalité. «On trouvait très important qu'il ait un papa.» L'ami prend un an pour réfléchir. Au bout du compte, tout le monde tombe d'accord : «Ce n'était pas une bonne idée.»
«Finalement, on ne voulait pas quelqu'un d'extérieur au couple qui aurait son mot à dire.» Elles choisissent l'insémination artificielle, une pratique autorisée en Belgique pour les lesbiennes. A l'époque, Karine, assistante commerciale dans une entreprise de sécurité, a un travail stable ;Elodie, webmaster, venait d'en changer. C'est la première qui portera le bébé. L'insémination réussit au quatrième essai. «Comme tout est médicalisé, les premiers ratages, c'est une claque, se souvient Elodie qui a assisté aux examens, aux échographies, et bien sûr à l'accouchement. A la même époque, mon frère m'a dit que cela avait pris un an avant d'avoir sa fille.»
Le projet parental est tout de même plus coûteux (le forfait de trois inséminations est de 1 100 euros, plus les allers-retours), et plus long. «On se pose plus de question que les familles hétéros», reconnaît Elodie, qui anime un site sur l'homoparentalité. «Est-ce que celle qui le porte sera la "bonne" mère ?» Ou : «Qu'est-ce qu'on lui dira quand il demandera où est son père ?» Voire : «Que se passera-t-il en cas de séparation ou de décès ?» Les deux femmes ont fait attention à ce que leur fils ait de nombreux «référents masculins» : des oncles, des grands-pères, Arnaud, le voisin, qu'il admire jardiner. «On a l'impression qu'il faut qu'on soit irréprochable : pas de fessée, pas de télé, alimentation bio, etc., mais dans la vraie vie, ce n'est pas comme ça.»
Assis sur une chaise haute, le petit garçon ne perd pas une miette de la conversation. Elles organisent régulièrement des rencontres avec d'autres parents homos de la région. «Comme ça, si les enfants veulent en voir d'autres dans la même situation, c'est possible.»
Karine et Elodie (30 et 29 ans) n'ont jamais rencontré d'hostilité. Leur voisine de 70 ans les invite à ses goûters. Leurs parents sont des grands-parents comblés, «gagas», dit Elodie. Les uns gardent Basile plusieurs fois par semaine, les autres, qui habitent plus loin, communiquent avec lui via webcam. L'équipe médicale de la clinique nantaise où Basile est né les a choyées. Une puéricultrice s'est laissée aller à une confidence : «Ma cousine a fait pareil.» L'employeur d'Elodie a changé son règlement intérieur pour qu'elle puisse prendre des jours «enfants malades»,«On habite ensemble, on est pacsées, on forme un foyer fiscal.» Elles peinent pourtant à être totalement reconnues comme couple et parents par l'administration. «La famille reste institutionnelle, taboue», déplore Karine. «Il suffirait d'appeler le congé paternité "congé du deuxième parent" ou "du deuxième partenaire"», suggère le couple, qui a obtenu le soutien des socialistes de Loire-Atlantique.
L'employeur d'Elodie a changé son règlement intérieur pour qu'elle puisse prendre des jours «enfants malades», quand il le faut. Karine et Elodie vivent librement leur amour, dans leur maison blanche et bleue de la région nantaise. Preuve s'il en faut que l'homoparentalité ne concerne pas que les bobos-Parisiens-militants comme croient le savoir certains députés de droite. (1) «On habite ensemble, on est pacsées, on forme un foyer fiscal.» Elles peinent pourtant à être totalement reconnues comme couple et parents par l'administration. «La famille reste institutionnelle, taboue», déplore Karine. «Il suffirait d'appeler le congé paternité "congé du deuxième parent" ou "du deuxième partenaire"», suggère le couple, qui a obtenu le soutien des socialistes de Loire-Atlantique
Pourtant, il n'y a guère de chance que le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Nantes leur donne raison. Lundi, Claude Frémont, directeur de
Karine et Elodie attendent un deuxième enfant. Cette fois, c'est Elodie qui s'est fait inséminer, avec les paillettes du même donneur, conservées exprès, un «Viking» aiment-elles penser de ce donneur anonyme danois. La petite fille devrait naître le mois prochain. Karine prendra les trois jours octroyés par son entreprise pour une naissance au foyer, et elle complétera par des jours de congé payés, «pour faire autant qu'un congé paternité».
(1) Certains ont signé en masse un manifeste pour «le droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère», (Libération du 13 janvier). Vendredi, 50 maires de grandes villes ont également pris position contre le mariage homosexuel, revendiquant la signature de près de 12 000 élus.
Voici une nouvelle rubrique…
Il y sera question des objets variés qui peuplent notre vie
et deviennent vite indispensables,
Bien que parfois leur objective valeur d’utilité soit relative!
En plus je déteste les sonneries, toutes les sonneries : celles des portes d’entrée/sortie, celles des téléphones et des réveils, celle des minuteurs…bref tous les objets dringuant, stridulants et beepants j’essaiesoit d’en diminuer la tonalité ou carrément de les éliminer.
Le « dring » du portail d’entrée (appelé frauduleusement « carillon ») a disparu, réapparu, disparu, etc…pour finalement rester car il est moult situations ou un dring vaut mieux que quelqu’un entrant directement et scotché derrière la porte vitrée à guettuer votre présence…Donc le carillon sonne, déclenche les aboiements des chiens…bref le stress !
Le simulateur d’aube ,entrevu à travers de diverses lectures, surfant sur la vague à la mode du « bien être chez soi sans peine" me faisait rêver : une lumière progressive suffirait à me réveiller, pour plus de sécurité un « beep » vient en complément lors des premiers essais (sécurité…).
Petit tour en ville pour admirer le dit objet…plutôt cher (autour de 150 euros) …donc je laisse cela à l’état de rêve de la « lez consommatrice » que je suis parfois.
Et depuis tous les matins, plus de « beep », exactement comme dans la publicité et les descriptifs , une aube artificielle (réglable en durée) me réveille à l’heure voulue (cela a marché dés les premières fois, avec des horaires changeants) et sans sursaut…
Bien sur, rien ne remplace un "bigoudoux réveil" dans les bras de sa bien aimée…le réveil est alors bien plus « doux et sans stress », mais incite peu à se lever pour aller travailler !
http://www.natureetdecouvertes.com/pages/gener/univers.asp?oid=5&uid=2&suid=259
Commentaires, « commenteurs »,
« comment taire »
sexisme
et
homophobie !
En général je laisse les commentaires qui apparaissent à propos des articles du Blog…
Je suis plus qu’attachée à la libre circulation/confrontation des idées et des corps !!
Il y a deux mois était apparu de façon récurrente un commentaire qui était de fait un lien vers un site « porno/prostitution high tech »… je l’ai enlevé car je ne peux favoriser quelque chose qui pour moi est avant tout une violence faite aux femmes, quel que soit l’emballage (sordide ou branché…) et alimente le sexisme.
L’article sur l’homoparentalité a suscité rapidement un autre commentaire/lien vers un site fondamentaliste condamnant évidemment l’homosexualité et les homosexuel(le)s avec preuve par
"Bigoudénes" et "citoyennes" oblige…
Voici ceux et celles qui ont signé dans l’Ouest de
( liste complète disponible sur le Blog cité plus haut)
Région PAYS DE
BESSE
GAUTIER Gisèle, sénateur de Loire-Atlantique
HERIAUD Pierre, député de Loire-Atlantique
LANDRAIN Edouard, député de Loire-Atlantique
LARDEUX André, sénateur du Maine et Loire
MERCERON Jean-Claude, sénateur de Vendée
PAPON Monique, sénateur de Loire-Atlantique
RETAILLEAU Bruno, sénateur de Vendée
RICHARD Dominique, député du Maine et Loire
SARLOT Joël, député de Vendée
TAUGOURDEAU Jean-Charles, député du Maine et Loire
Région BRETAGNE
BOUVARD Loïc, député du Morbihan
GERARD Alain, sénateur du Finistère
KERGUERIS Aimé, député du Morbihan
LE FUR Marc, député des Côtes d'Armor
LE NAY Jacques, député du Morbihan
MENARD Christian, député du Finistère
d’un couple homoparental...
par
Tatie Maria
L’annonce faite par un couple d’amies très chères, de la maternité de l’une d’entre elles, le fait d’être tata depuis début janvier et d’avoir revisionner la saison 2 de « The L Word » (où, ce n’est un secret pour aucune des fans de la série, Tina met au monde une belle petite fille) m’amènent naturellement à réfléchir sur la place de l’enfant dans un couple homosexuel, spécifiquement lesbien et sur l’absence du père (lorsque c’est le cas).
Dans la grande majorité des couples lesbiens ou gays, prendre une telle décision est un acte mûrement réfléchi, un acte d’amour et des études montrent que l’enfant n’en manquera pas. Il ne peut s’agir ici d’un « accident ». L’enfant qui vient, arrive donc dans les meilleures conditions possibles et est le fruit du désir. Par ailleurs, vu la « non normalité » du couple homosexuel, tout sera mis en œuvre par les parents afin que leur enfant soit protégé d’un environnement éventuellement hostile ou intolérant.
Comment cet enfant, parfois de couleur de peau différente, de culture différente, sera-t-il accepté par ses camarades ? Cette différence n’est pas un problème en soi, la difficulté est l’environnement. Nous vivons dans un pays de plus en plus raciste. A l’adolescence, cet enfant ne recherchera-t-il pas systématiquement à retrouver ses origines ? Questionnements pas faciles…
Les amies dont je parle au début de ce mot, avaient tout d’abord entamé une procédure d’adoption et avaient obtenu l’agrément (en devant cacher la nature de leur relation). Après mûre réflexion, elles ont préféré faire un autre choix, concevoir naturellement leur enfant.
Se pose alors la question de l’absence de référence paternelle pour l’enfant. Là aussi, grande hypocrisie car bien des familles hétérosexuelles ne sont pas des modèles en la matière et depuis une quarantaine d’années, la place du père a énormément évoluée dans notre société.
Du statut de « bon père », garant de l’autorité, celui qui détenait la connaissance, celui qui était souvent absent parce que le seul à travailler, la place du père d’aujourd’hui a été bouleversée.
Le début des années 1970 avec de nouvelles lois sur la famille et l’intervention des mouvements féministes (où la mère ne devait plus être condamnée à rester cantonnée aux tâches ménagères et au foyer), ont vu l’émergence d’un nouveau père, plus proche de ses enfants, de sa femme aussi.
« Si au début du XXème siècle le père était nanti à tous les pouvoirs paternels et maritaux, sommet d’un triangle dont la femme et l’enfant constituaient la base, en 1970, les positions se modifient. Au sommet du triangle il y a désormais l’enfant et son « intérêt », les 2 bases étant constituées d’un côté par le « couple parental », de l’autre par ce tiers médiateur entre parents et enfants qu’est l’Etat. Quant aux droits du père, de l’avis des juristes, ils sont dominés par des devoirs envers l’enfant ».
Par ailleurs, les familles recomposées, avec disjonction des fonctions du père entre plusieurs hommes, les familles monoparentales, ont bouleversé le rôle du père et le « concept d’institution matrimoniale ».
(cf. plus haut).
« La paternité est devenue aussi adoptive » : la famille est aujourd’hui morcelée, nombre de pères sont des pères adoptifs, pourquoi avoir peur qu’un couple lesbien, aimant, adopte ou mette au monde un enfant ?
La famille traditionnelle n’existe plus, il y a myriades de modèles familiaux et pour chacun d’entre eux, ça fonctionne plus ou moins bien. Dans la mesure où l’enfant, quel que soit le choix du mode de conception, est considéré, aimé, que des moyens sont mis en œuvre pour qu’il s’épanouisse, n’est-ce pas ce qui compte le plus ? De toutes façons, les références masculines ne manquent pas (tonton, grand-père, amis, …)
Il n’y a pas de modèle parfait, de famille parfaite, c’est une question d’individu, de contexte, d’amour, d’équilibre…. Ce n’est pas facile d’être parent, qui que l’on soit…
J’ai été élevée dans une famille « traditionnelle », type « année 60 », mère au foyer, père absent parce que travaillant et absent lorsque présent. Ma mère était corvéable à merci et a été très proche de nous. Sa présence, l’éducation qu’elle nous a prodiguée (communication de certaines valeurs morales et sociales, intérêt pour la culture, développement de notre esprit créatif et de notre imaginaire à travers les livres…) nous a aidés, tous les 3, dans la constitution de notre personnalité et nous a apportés une grande ouverture vers les autres, une grande curiosité de la vie.
Mon père, un être très fermé, solitaire, archétype du père de l’époque, avec qui le seul contact physique que nous avions était qu’il nous prenait parfois sur ses genoux le soir, avant de monter se coucher. Les souvenirs que j’en garde se résument presque à la vision d’un homme assis dans son fauteuil, pipe au bec, whisky dans la main, en train de « penser » ou d’écouter du jazz. Nous parlions peu, pas … Ma mère devait pallier à cette absence de dialogue.
Ils ont fait ce qu’ils ont pu tous les deux, là n’est pas la question. Probablement que la présence d’un père plus communiquant nous a manquée mais nous avions d’autres références masculines. Ce n’est pas la présence du père qui nous a manqué, mais la nature de notre relation avec lui aurait pu être différente. De plus, il s’agissait vraiment d’une autre époque, d’un autre « siècle ». Aujourd’hui, le modèle familial est multiforme et le rôle du père se « féminise ».
Aussi quand j’entends des gens dire qu’il est scandaleux voire dangereux que 2 femmes élèvent seules un enfant, je trouve qu’il s’agit d’une grande hypocrisie ! La question du père n’est pas un problème. Si le couple désire qu’il y en ait un, pour l’enfant, c’est possible. Si ce n’est pas le cas, le triangle « enfant, couple lesbien et « tiers médiateur » (la loi) peut fonctionner à merveille ! Et les tatas et tontons viendront compléter cette nouvelle famille !
Enfin, et c’est de plus en plus fréquent car les femmes se libèrent et osent être elles-mêmes, qu’en est-il des lesbiennes qui, avant de vivre en couple avec une femme, étaient déjà maman ? Les études et les témoignages prouvent que là aussi, si les enfants sont aimés, s’ils ont quelque peu des références masculines près d’eux, tout se passe bien !!!
Quant à moi, mon statut de 3 fois traditionnelle-tata et plusieurs fois tata selon ce « nouveau modèle » me comble amplement !
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