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Vendredi 14 avril 2006

Louise
Labé

et

Agnés Jaoui

...

à savourer!





V.O


Baise m'encor, rebaise moy et baise:
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus:
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.

Las, te pleins tu? ça que ce mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie:

Tousjours suis mal, vivant discrettement,
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie.




V.F

Baise m'encor, rebaise-moi et baise :

Donne m'en un de tes plus savoureux,

Donne m'en un de tes plus amoureux :

Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

 

Las, te plains-tu ? ça que ce mal j'apaise,

En t'en donnant dix autres doucereux.

Ainsi mêlant nos baisers tant heureux

Jouissons-nous l'un de l'autre à notre aise.

 

Lors double vie à chacun en suivra.

Chacun en soi et son ami vivra.

Permets m'Amour penser quelque folie :

 

Toujours suis mal, vivant discrètement,

Et ne me puis donner contentement,

Si hors de moi ne fais quelque saillie.





Par cathetroll - Publié dans : Lectures variées...
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Vendredi 24 mars 2006


Par cathetroll - Publié dans : Cartes postales
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Vendredi 17 mars 2006

Toutes contre le CPE...

Sarkho ne l'avait pas prévu !!!

..... des renforts inattendus!

Par cathetroll - Publié dans : Cathetroll
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Mercredi 15 mars 2006
C'est le printemps,


Trouverons nous le chemin
 de "Goudou...Lane" ?
Par cathetroll - Publié dans : Cathetroll
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Dimanche 12 mars 2006
A propos de

"Desperate Housewives"

 



...


des Femmes


en séries!

 


 


Bien sûr ce n’est pas une série Lez…

Les préoccupations affichées de Suzanne, Bree, Linette, Gabrielle et Eddie  sont centrées sur leur famille, enfants, maris  en titre ou   à venir…

Toutes ont à se débrouiller avec le fait d’avoir sacrifié leur vie professionnelle, leur indépendance  à un idéal de vie « belle maison, belle voiture, belle famille … dans beau quartier ».

Bien entendu derrière les pelouses parfaitement tondues et les cookies à point, la machine ne peut que se gripper.

En toile de fond, les problèmes sociaux, l’hypocrisie d’un modèle familial officiel étriqué et puritain sacrifiant les humains qui tentent de s’y conformer..

En lumiére… l’envie malgré tout de vivre de ces femmes et les désirs de liberté de tout humain (  qu’on ne peut étouffer) attaquent le système de l’intérieur, en fissurent la façade…

Ce qu’on doit sans cesse mettre en scène de soi pour « réussir socialement » (ou au moins en avoir l’apparence) jusqu’à en étouffer…mais aussi les petits arrangements avec la vie que chacune prend pour que cela soit de fait « supportable », vivable est pointé avec humour tout au long des épisodes de la Saison 1.

C’est caustique, décapant…et bien que ma planéte semble le plus souvent à cent lieues du « mode de vie, way of life et idéologies » servant de toile de fond à leurs vies…  je me suis sentie, petit à petit, assez proche de ces femmes (hélas hétérosexuelles) !

 
Au-delà des apparences, la distance est parfois plus réduite qu’on ne pense entre « Bigoudou World » et «Goudou Lane » !

Par cathetroll - Publié dans : Films et Musiques
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Samedi 11 mars 2006


J’ai découvert la série « Desperate Houwives » et suis tombée sous le charme de Wisteria Lane, une banlieue huppée où tout le monde semble vivre une vie paisible et heureuse.

 
Mais chacun a ses secrets et avec un terrible suspense, on découvre que les personnages ne sont pas si lisses qu’ils n’y paraissent et nous ressemblent … un peu…

 

Ce que la série ne dit pas,

le blog vous le révèle :

 

Ceci est une information inédite et dont nos lectrices et lecteurs seront les premiers informés

(nous vous devons bien ça !)

 
En effet, notre correspondante bigoudène était sur place il y a quelques jours et nous a ramené des photos qui ne trompent pas !!!

Bree Von de Kamp, la parfaite femme au foyer,
cache un terrible secret ….


défiant tous les interdits et prenant tous les risques au péril de sa si bonne vie (d’aucun connaît son sens du devoir sans mesure et son dévouement aux siens)

 
Bree continue de cuisiner ses muffins…..

pour ses poules !!!!

 

Et ceci malgré le communiqué qui suit

et qui est largement diffusé à Wisteria Lane :

 

Communiqué du Ministère de la Santé

LES DESTINATAIRES DE CE MESSAGE VOUDRONT BIEN APPLIQUER ET FAIRE APPLIQUER  CES MESURES DÈS RECEPTION.
ILS VOUDRONT BIEN RENDRE COMPTE DES DIFFICULTES EVENTUELLEMENT RENCONTREESAU MINISTERE DE LA SANTE.

Mesures de précautions indispensables en raison du risque de grippe aviaire

Les vêtements "pied de poule" ou "pied de coq" sont désormais interdits pour une durée indéterminée.
De même, pour éviter toute mise en quarantaine, il est souhaitable de ne plus appeler ses proches "ma poule" "ma poulette"ou "mon poussin", "mon canard", "mon petit oiseau des îles", "mon petit oiseau de paradis", "ma colombe" ou de "roucouler" avec votre "petite caille".

Ne traitez plus ceux qui vous agacent de "petite dinde", "jeune coq", "oie blanche", "drôle d'oiseau", "perruche" et "perroquet", ni de "chapon" ou de "grue", ni ceux qui se font avoir de "pigeon" ou de "dindon de la farce", ni les étourdis "d'étourneaux" ou de "tête de linotte".
Les coiffures en "crête de coq" sont interdites, de même que les teintures "aile de corbeau", et vous ne devez plus "vous pavaner comme un paon" ni faire la "bouche en cul de poule".
Vous ne devrez pas "monter sur vos ergots" ni vous "prendre de bec" avec les autres, comme il est interdit de "se voler dans les plumes".
Il n'est pas non plus conseillé de "jeter des oeufs" à ceux qui chantent faux, d'applaudir celles qui "chantent comme un rossignol" ou de vous montrer "gai comme un pinson".
Ceux qui voudront crier victoire sont priés de ne plus pousser de "cocorico".
Les "poulets" resteront dans leurs casernes et leurs commissariats et n'essaieront pas d'attraper les "pies voleuses".
Les "crânes d'oeuf" sont assignés à résidence dans leurs bureaux climatisés.
Par mesure de précaution, les autres "noms d'oiseaux" sont également prohibés.
Bien que le "coucou" ne soit pas un oiseau migrateur, vous êtes priés de ne plus utiliser ce mot pour vous saluer.
Prenez soin d'éviter toutes chutes et fêlures de vos os afin de ne pas vous retrouver avec des "becs de perroquet".
Et si la température descend trop, couvrez-vous pour éviter d'attraper la "chair de poule" et évitez d'avoir un "appétit d'oiseau".
Mais rien ne vous interdit de prendre votre "plume" pour compléter cet  avis à la population et de le faire suivre, sans faire appel aux "pigeons voyageurs", à tous vos amis !

 

Alors, je n’ai qu’un mot : BRAVO BREE !

Ton courage nous émeut profondément et nous montre l’exemple !!

Tu ne cèdes à aucune psychose et ta maîtrise de toi et de tes émotions nous touche profondément !

De notre vieux continent nous t’envoyons un grand « coucou », nous aimerions tant être des « pigeons voyageurs » pour te rendre visite plus souvent !

Nous préparons d’ailleurs notre voyage !




Maria ,

correspondante spéciale

à Bigoudlane

Par Maria - Publié dans : Maria
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Jeudi 9 mars 2006




Même pas peur


de la

grippe aviaire...










.... les

"lezpoules"

refusent

le  confinement!



















Par cathetroll - Publié dans : Cartes postales
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Mercredi 8 mars 2006

Pas de nouvelles des Bloggeuses de l’Ouest

depuis quelques temps…


 
En ces périodes de  précarité obligatoire
et de confinement à tous
les étages…
c’est seulement la vie qui ne m’a pas laissé le loisir d’alimenter régulièrement le « Bigoud’blog »

 

La « Goudoulife » tout d’abord: ses séparations, ses rencontres…ses plaisirs !
Et aussi ses déplacements : du fond de la forêt aux plages ventées de la Bigoudénie


La vie  du monde avec ses impératifs :
prendre le temps de travailler,
de confiner ses volailles…
mes 6 poules ont du être réduites à 3
pour pouvoir vivre décemment confinées  !!!

Bref…fort tranquillement  le Blog reprend ses droits...

Par cathetroll - Publié dans : Planéte lesbienne
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Jeudi 16 février 2006


Politiquement

incorrecte !


Poétiquement

correcte!




Aujourd’hui c’est décidé, je serais une gouine politiquement incorrecte….

Monde aseptisé et politiquement correct, je te hais. !

Un monde où l’utilisation du crayon, que ce soit pour tracer des mots ou des dessins/caricatures doit être mesurée et se faire en le tournant tellement de fois dans la main qu’on en oublie ce qu’on voulait dire au profit d’une forme, politiquement correcte et passe-partout …

Certes, tout un vocabulaire est porteur de haine, racisme et sexismes en tous genres..
Certes, certains mots stigmatisent plus qu’ils ne nomment…ou, plutôt, sont avant tout porteurs de notre façon de traiter fort concrétement les populations qui en sont affublées…
Evidemment parfois les changements de mots contribuent aux changements sociaux et idéologiques.

Fort agréable de voir enfin dans Libération par exemple qu’il existe des « auteures » et même parfois des « rapporteures ».


Mais souvent c’est aussi devenu une façon de ne plus dire les choses…de neutraliser des comportements  dérangeants derrière de doux euphémismes.

Ainsi plus de « fous », plus de « vieux » et de « gouines »…

Faire disparaître les mots ce peut être le reflet d’une façon différente, plus civilisée et éthique de traiter une difficulté. Ce peut être aussi une façon de croire que le mot disparu, les difficultés qu’il pointait s’évanouiront avec : par exemple plus de fous, plus d’asiles !
Non que je regrette l’ancien, toujours là, enfermement asilaire…mais « plus d’asiles » dans le sens de  plus de lieux d’accueil « a priori ».

 

Les mots du quotidien reflètent aussi notre peur/désir de ne pas être confronté(e)s à tout ce qui marque l’humaine condition, définissant un corps neutralisé et aseptisé venant s’accrocher à un cerveau "lisse" : idéalement les corps actuels  point ne pissent, ne pétent et ne chient… ils urinent, émettent quelques discrètes flatulences et font des selles… Ils ne sentent plus car convenablement désodorisés…Ils sont lisses et sans rides, éternellement jeunes, s’accrochent aux poids/forme idéaux.

Pas de chance !

La femme et l’homme sont souvent poilus, odorants, gros et même sûrement malades, vieux, souffrants, fous, dépressifs, handicapés, pauvres, laids, limités intellectuellement…
Les corps comme les esprits dysfonctionnent excessivement fréquemment.

 

Sous prétexte de respect et d’égalité, pourrions nous faire attention à ne pas gommer les différences…celles là mêmes qui fondent et structurent chaque individu, un par un.

Gommer ces différences, notamment en utilisant un vocabulaire aseptisé, n’est ce pas faire particulièrement violence à l’autre en ne reconnaissant en lui que le pâle clone de la « personne humaine », réduite à son aspect moyen normosé  et libéralement acceptable.

Reconnaître l’autre dans son altérité, c’est accepter parfois la violence des mots ou de l’expression tant qu’elle ne se fait pas insulte intrusive.

C’est aussi ne pas se sentir insulté(e)e dés que quelque chose semble contredire notre point de vue, nos croyances, nos convictions…bref la liberté d’expression en actes avec tous les risques que cela comporte.

Une pensée intégriste n’accepte l’existence que d’une expression de l’autre qui ne dérange pas son monde organisé, aseptisé, pré formaté : les livres, les sites Internet, les films ou les musiques ne sont visibles, audibles ou consultables que si l’on fait le choix  d’y accéder.

Les intégristes de tous poils pourchassent des écrivains, veulent faire  interdire des films (Scorcèse ou Godard il y a quelques années) ou des dessins, condamner des musiciens/chanteurs (du « déserteur » de Vian au rappeurs d’aujourd’hui)…

Vivre dans ce monde c’est accepter la confrontation pacifique à l’autre…donc accepter son expression tant qu’elle ne s’impose pas à moi, n’envahit pas mon espace personnel.

Par exemple les sites pornos sur le web  je choisis d’y aller ou de les ignorer….par contre la fenêtre pop up (porno ou mercantile) qui s’impose sur mon écran  à mon insu est un « envahissement » non admissible.

 

Aujourd’hui sur mon Blog, j’ai envie d’être
une gouine mal léchée…
et vive la vie, rugueuse et variée  !!!

 

Bonne journée.

Par cathetroll - Publié dans : Planéte lesbienne
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Mardi 14 février 2006

En direct de la

« Mais trop Bigoudène meilleure »


On voit sortir depuis quelques années, de plus en plus de films dits « lesbiens » et c’est bien entendu une TRES BONNE CHOSE !! Ils nous font rêver ou bien flipper pour certains …

Beaucoup sont de bons films, d’autres moins, mais j’ose espérer que ce n’est que le début d’une floraison de nombreux films relatant des histoires d’amour entre femmes (car c’est de bien cela dont il s’agit…)  et de qualité toujours plus grande.
 
Ces fictions parlent de nous, dédramatisent notre condition de lesbienne, donnent un message de tolérance (par là même permettent de nous montrer au grand jour) et banalisent notre vie. A défaut d’avoir des amies lesbiennes, les spectateurs verront dans les personnages des êtres « normaux », humains, vivant dans le même monde qu’eux et confrontés aux mêmes joies et difficultés que celles qu’ils rencontrent.

 

Beaucoup de ces films traitent de l’adolescence et des problèmes qui lui sont inhérents et je crois qu’ils sont d’une grande utilité pour nos « jeunes » pour qui il n’est pas toujours évident d’accepter la  différence et de la vivre pleinement.
 
Certains abordent les thèmes de la
religion et de l’homosexualité, (qui à mon humble avis de bigoudoudène reste et restera encore un dilemme pour beaucoup) ou d’homoparentalité.
 
D’autres sont plus durs et traitent de sujets lourds tels que l
a prostitution, la drogue, la violence en général… C’est aussi une réalité et ces films, très crus, nous plongent dans un monde inconnu, sans pitié, particulièrement pour nous les femmes.
 
Quelques films racontent simplement une
histoire d’amour ou de passion, juste pour le « fun » comme diraient nos amis québécois, prétextes à de longues scènes érotiques.
 
Enfin, il y a les
comédies, assez réussies qui tournent en dérision des situations tragi-comiques.

Puis quelques biographies naissent et nous amènent là aussi dans un univers particulier avec des personnages attachants.

 

Je suis allée cueillir sur internénette, quelques uns de ces films que j’ai vus, afin de vous les faire partager.

 
 

Sur l’adolescence…

 

CLARA CET ÉTÉ LÀ

De Patrick Grandperret

Avec : Selma Brook, Stéphanie Sokolinski, Salomé Stevenin, Bastien Catenacci, Léo Grandperret

Clara et sa meilleure amie Zoé s’apprêtent à passer une semaine dans un camp de vacances loin des parents. Bonne occasion pour enfin connaître l’amour avec un garçon. Zoé prend les devants avec Sébastien, mais vite choquée par l’adolescent trop entreprenant et ses copains voyeurs, elle revient vers Clara et lui déclare : “C’est peut-être mieux avec les filles”. Clara rejette cette proposition qu’elle juge malsaine, mais peu à peu l’idée suit son chemin. C’est alors qu’arrive la belle Sonia dont la réputation sulfureuse de lesbienne n’est plus à faire.

Il s’agit d’un joli film sur la difficulté d’être vers l’âge de 15/16 ans. Les actrices, elles-mêmes ados ou jeunes adultes sont formidables et jouent tout en douceur et vérité.

 

LES FILLES NE SAVENT PAS NAGER

De : Anne-Sophie Birot

Avec : Isild Le Besco, Karen Alyx, Pascale Buissières

Gwen et Lise se connaissent depuis l’enfance, et passent leurs étés ensemble. Le reste de l’année, elles s’écrivent régulièrement. Mais au moment de l’adolescence, leurs destinées semblent prendre des chemins contraires.
Gwen traverse une période difficile, son père se met à boire et devient agressif. Gwen supporte mal cette crise familiale et se lance, tête brûlée, dans la découverte de sa sexualité.
Quant à Lise, elle apprend la mort tragique de son père, un homme qu’elle n’a pas connu et qui a quitté, il y a bien longtemps, le domicile conjugal. Les vacances sont annulées, mais Lise décide malgré tout de retrouver Gwen.

 
L’adolescente est parfois impitoyable… Film plein de sensibilité et de justesse

 

   All over me


de Sylvia et Alex Sichel, USA


Claude et Ellen, deux adolescentes vivent dans un quartier "chaud'" de New York. Alors que Claude est secrètement amoureuse d'Ellen, celle-ci craque pour un garçon homophobe et brutal. La relation entre les deux jeunes filles se dégrade lorsque le meilleur ami de Claude, un jeune gay est assassiné. Un film intense et tout en finesse sur les relations d'adolescence. Primé au Teddy Awards de Berlin en 1997.

 
Très beau film traitant de l’adolescence mais aussi de l’homophobie, la drogue, l’attachement fusionnel….

 

DEUX FILLES AMOUREUSES

De : Maria Maggenti

Avec : Laurel Holloman, Nicole Parker

Deux adolescentes que tout sépare, l'une est un garçon manqué et rebelle, l'autre une douce jeune fille éduquée, tombent amoureuses pour le meilleur et pour le pire.

Un film mignon… D’aucunes reconnaîtront Tina de « The L word » (Laurel Holloman), alors moins féminine…

 

Sur l’homoparentalité…

 

 
  DES PARENTS PAS COMME LES AUTRES

De : Laurence Katrain

Avec : Louise Monot, Elisabeth Bourgine, Lucas Bonnifait

Olympe est une jeune adolescente comme les autres jusqu’au jour où une rivale dévoile à toute l’école que sa mère est lesbienne. Sa mère habite effectivement avec une autre femme, Do, une « amie » de la famille, et jusqu’à cet incident Olympe avait vécu dans le non-dit sans chercher à comprendre. Désormais, elle veut savoir, mais sa mère repousse les questions. Elle part alors chez son père, homosexuel assumé, qui vit à Paris.
C’est le début d’une crise, rébellion et coups d’éclat, où Olympe va tenter de se définir et d’affirmer qui elle est.

Un beau plaidoyer pour la tolérance…

 

 TOUS LES PAPAS NE FONT PAS PIPI DEBOUT

De : Dominique Baron

Avec : Natacha Lindinger, Carole Richert, Marina Vlady, Corentin Mardaga

Zoé et Dan s’aiment. Elles vivent heureuses avec Simon, leur fils de 10 ans. L’arrivée de nouveaux voisins va bouleverser ce bonheur…

La question de l’homoparentalité est clairement posée ici.

 

Prostitution, drogue … et amour…

 

 HARDCORE

De : Dennis Iliadis

Avec : Katerina Tsavalou et Danae Skiadi

Martha et Nadia sont jeunes, belles et la proie du milieu dégradant de la prostitution athénienne. Martha s’abandonne à son nouveau métier avec masochisme, quant à Nadia, aussi ange que démone, elle a d’autres ambitions. Entre ses deux jeunes femmes, un lien se tisse, où la tendresse est un cocon, un refuge dans lequel elles oublient le monde qui abuse d’elles et les humilie. Mais Nadia décide de changer la donne et entraîne Martha dans un conte moderne où tout sera désormais possible …

Je dois dire que j’ai été bouleversée par ce film qui décrit de façon si réaliste le monde de la prostitution. Deux ados, paumées, qui s’attachent l’une à l’autre… La question de l’identification à l’autre, de l’amour/haine est bien traitée. Les critiques parlent de véritable tragédie grecque. C’est vrai !

 

 HIGH ART

De : LISA CHOLODENKO

Avec : ALLY SHHEDY, RADHA MITCHELL, PATRICIA CLARKSON, GABRIEL MANN

Jeune rédactrice au sein du prestigieux magazine de photos « FRAME », Syd mène une vie paisible, confortable et rangée avec son ami James.

Un soir, elle fait la connaissance de sa voisine, Lucy Berliner, qui s’avère être une photographe talentueuse disparue de la scène en plein succès. Lucy vit ouvertement son homosexualité avec une actrice allemande et reçoit chez elle une bande bohème et junkie.

Cette rencontre inattendue provoque un déclic qui va changer définitivement la vie professionnelle et personnelle de Syd… La jeune rédactrice tente de faire revivre chez la photographe le désir de création, tandis que cette dernière voudrait susciter chez l’autre la naissance d’un désir physique à son égard.

Un classique que chacune connaît certainement. J’ai beaucoup aimé.


Des petites douceurs …

 

REVOIR JULIE

De : Jeanne Crépeau

Avec : Dominique Leduc et Stéphanie Morgenstern

Juliet a sur son frigo une liste des choses à faire, et arrive le jour où il ne reste sur cette liste que « revoir Julie ».
Julie est un premier amour, juste un baiser échangé près d’une balançoire il y a déjà quinze ans, une histoire qui n’en est pas vraiment une, un fantasme sans doute, mais Juliet est à un moment de sa vie où elle souhaite aller au bout des choses. Elle décide alors de partir à la rencontre de Julie qui vit tranquillement à la campagne.
Après 15 ans de silence, et des vies très différentes, Julie et Juliet retrouvent une complicité perdue et tentent de faire le point sur le temps écoulé. Elles apprivoisent peu à peu le souvenir des événements qui ont précédé leur ancienne séparation, et se laissent surprendre par le présent.

Un petit joyau que ce film. Cette fiction est d’autant plus plaisante que nos héroïnes ont un superbe accent québécois, que les dialogues sont truculents. Une très bonne légèreté. Ca fait du bien !

 

 WHEN NIGHT IS FALLING

De : Patricia Rozema

Avec : Pascal Bussières, Rachael Crawford, Henry Czerny

La rencontre entre Camille, une enseignante dans un collège religieux bientôt mariée, et une une artiste de cirque plutôt flamboyante et téméraire... Pour la première fois de sa vie, Camille va laisser la passion et le désir prendre le pas sur son existence...

«Tout ici n’est que retenue, délicatesse et intelligence.» GALA

Un grand classique également. J’adresse un message personnel à Marie-Pierre qui ADORE ce film …….

La critique de Gala vaut le coup !!!

 
 

 Do I love you ?

de Lisa Gornick,

 

avec Raquel Cassidy, Sarh Patterson, Grande-Bretagne.

L'écrivaine et réalisatrice Lisa Gornick est la vedette de cette comédie philosophique qui jette sur le milieu lesbien de Londres un regard ironique et parfois doucement délirante.

De questions existentielles en questions existentielles. Sommes-nous toutes passées par là ?

  

 Un amour de femme

 

de Sylvie Verheyde, avec Hélène Fillières, Raffaëla Anderson et Anthony Delon


Jeanne est mariée et a un enfant. Elle devient amie de Marie, une danseuse plus jeune, plus bohème. Quand Marie embrasse Jeanne un soir, de manière non équivoque, celle-ci prend peur et s'éloigne. Mais Marie l'obsède : Jeanne est tombée amoureuse d'elle. En bonus : un court métrage de Jim Agnew.

 
Un peu trop romantique mais pourquoi pas ?

 

 Prise au piège


de Helen Lesnick, USA


Après "A Family Affair", Helen Lesnick aborde un autre genre avec ce drame érotique racontant la liaison secrète et enflammée de deux jeunes femmes. Torride et captivant.

 
The L Word a fait mieux en torride et captivant. Mais le désir est communicatif.

 

Des comédies...

 

 But I'm a Cheerleader


de Jamie BABBIT


 

Film américain. Megan, jeune fille de bonne famille, pompom girl amoureuse du capitaine de foot du lycée, est accusée d'être lesbienne. Les parents l'envoient illico dans une "maison de rééducation" pour jeunes homos. Là elle rencontre Graham, qui se révèle être une femme. Chez les garçons c'est pas mieux, eux ils lorgnent sur leurs éducateurs-tentateurs, dont un est joué par le magnifique RuPaul.

Une gentille comédie.

 

 
 La tentation de Jessica

de C. Herman-Wurmfeld
 

avec Jennifer Westfeld et Heather Juergensen,

Jessica Stein, journaliste, est toujours à la recherche du prince charmant. De déconvenues en rendez-vous catastrophiques, un jour une petite annonce intrigante attire son attention. Le prince serait-il une princesse ? Une comédie enlevée, drôle et charmante.
 

Superbe comédie à la Woody Allen…

 

 Mango Kiss

 

Rice, Sascha

 

Film américain, 2004. Lou est tombée amoureuse de sa meilleure amie Sassafras mais avant même qu'elle aît pu lui faire sa déclaration, les deux femmes doivent déménager pour San Francisco pour poursuivre leurs carrières d'artistes. Là, elles découvrent un univers tout neuf où les filles ont des partenaires multiples. Lou aimerait vivre avec Sass mais celle-ci est plus attirée par de nouvelles expériences...

 
Intéressant…

 

 Ma mère préfère les femmes (surtout les plus jeunes)

 

Paris, Inés / Fejerman, Daniela

 

Film espagnol, 2002. A l'occasion de son anniversaire une mère, pianiste et divorcée, annonce a ses trois filles qu'elle est amoureuse...d'une femme. Un petit bijou.

 
En effet, il faut dire que j’ai un faible pour les films espagnols


Des biographies …

 

 AIMÉE & JAGUAR

De Max Färberböck

Avec : Maria Schrader et Julian Köhler

Lilly Wust est une gentille bourgeoise, épouse d’un nazi au front et mère de quatre enfants. Sans état d’âme, elle s’amuse, sort, prend des amants, et ne semble guère se soucier des évènements qui déchirent son pays et le monde.

Felice Schrader, de son vrai nom Schragenheim, est juive, homosexuelle et résistante, qui plus est, elle travaille dans un journal de propagande hitlérienne pour obtenir des informations.

Comme toute histoire d’amour, elle est le fruit du hasard, un regard dans un théâtre, puis la détermination de Felice, une ardeur amoureuse qui répond aux attentes les plus intimes de Lilly. Mais nous sommes à Berlin, en 1942...

Très beau film, à voir également pour les bonus avec une interview de Lilly Wust.

 

 VOYAGE AU KAFIRISTAN

De : Fosco & Donatello Dubini

Avec : Nina Petri et Jeanette Hain

En 1939, en marge des conventions sociales, l’écrivaine suisse Annemarie Schwarzenbach et l’ethnologue Ella Maillart s’embarquent en Ford “Roadster de luxe” pour un périple de six mois qui doit les emmener de Genève, via Kaboul, à une terra incognita, le Kafiristan.
Chacune d’elles a un projet bien précis. Annemarie qui sort d’une nouvelle cure de désintoxication cherche à effectuer un retour sur elle-même, tandis que Ella souhaite étudier la vie archaïque des nomades de la région du Kafiristan. Contre toute attente, une indicible attraction rapproche les deux femmes, pourtant radicalement différentes...

BONUS

Annemarie Schwarzenbach, une Suisse rebelle
de Carole Bonstein - 58’ - Troubadour Film (co-produit par la Télévison Suisse Romande et ARTE)
Ce premier film sur Annemarie Schwazenbach est un document exceptionnel basé sur des archives inédites.
Le portrait d’une femme libre au destin fulgurant. Amours homosexuelles contrariées, drogue, prises de positions politiques radicales, quête d’un ailleurs lointain, écriture. Qui était en définitive Annemarie Schwazenbach ?

 
La fiction n’est à mon sens pas très réussie… Et peut-être n’était-elle pas utile ?. Par contre le document qui suit le film est en effet exceptionnel. A voir !

 
 

FIRE

De Deepa Mehta


Avec : Shabana Azmi, Nandita Das, Jaaved Jaaferi

Sita, est une jeune fille moderne et passionnée, mais l’homme qu’elle a épousé la délaisse. Elle se rapproche alors de Radha, sa belle-sœur... Les deux femmes vont transformer leur relation en passion amoureuse, bouleversant l’équilibre familial et brisant tous les tabous…

Traite de la difficulté d’être homosexuelle dans une société emprunte de religion et de machisme.


Et maintenant....

 

Par Maria - Publié dans : Maria
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