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Vendredi 2 février 2007

Cromignonnes - Lez


Aprés la découverte de traces attestant l'existence de la "Paléo- Lez",  voici des preuves (émouvantes) de la vie lez à l'aube de l'émergence de la "goudou-sapiens"...
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Dimanche 28 janvier 2007

Fossile..







Définitions...



Petite Roberte, ma préférée...

 

Fossile : Onde électromagnétique de radiofréquence de
faible intensité, émise dans toutes les directions de
l'espace et interprétée comme un échode l'explosion
primordiale de l'univers ...
« La découverte du rayonnement fossile
nous apprend que l'expansion universelle
se poursuit depuis un état initial »
(H. Reeves)
.




Prosaïque Littré

 

Qui est extrait, qui provient du sein de la terre .

Qui est trouvé dans le sein de la terre, en parlant des restes de corps organisés.




Wikipédia

 

Qui est resté enfoui dans les couches sédimentaires du globe terrestre et qu'on retrouve généralement pétrifié.

Substance tirée de la terre, constituée de très anciens restes de corps organisés présentant encore leurs formes primitives malgré leur pétrification.

Par cathetroll - Publié dans : Planéte lesbienne
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Dimanche 21 janvier 2007

Fragments de vie, éclats d'Hozho


Parfois me saisit la sensation que c’est « juste comme il faut »…que le mouvement du corps s’accorde infiniment à l’environnement immédiat, qu’entre le geste effectué et l’ambiance présente.


Rien ne vient se glisser pour faire effraction, briser le rythme de la  « vie, agir, respiration, mouvement » en cours…


Une amie a participé à  un DVD style « l’aquarelle sans peine » pour une collection diffusée en kiosque…Elle est l’aquarelliste. Nous le regardons ensemble. Ce qui est bouleversant…la précision et l’intime certitude de son geste, de  sa main …le mouvement si naturel, si sur et si beau…et surtout si évident.


Longtemps j’ai  pu « être à cheval » (et non pas « faire du cheval »…expression qui ne me convient pas)…là aussi soudain tout est suspendu…perception du rythme accordé du cheval et de la nature…je suis « dedans » et n’en perturbe rien.


Une autre joue de la trompette… tâtonne,  cherche, et parfois trouve la juste position de sa bouche, la cambrure du corps et la respiration qui conviennent…le son cède la place à la musique.


Très rarement  pouvoir capter dans une photo une lumière,  un regard, une expression, dont je sais que c’est « exactement cela ». Il  m’est ainsi donné d’être témoin de l’instant saisi et non de demeurer  dans  l’à peu prés habituel de mes perceptions.

Accordé, relié à tous ces moments vivants et « justes »…le corps et les gestes de l’amante…mon corps et mes gestes pour l’amante…


Dans l’évidence du moment tout semble « naturel », fluide, harmonieux, hozro disent les navajos…


Pourtant pour que ces instants puissent seulement se présenter à nous ainsi… ce sont les mots attention, respect, travail qui me viennent à l’esprit et au cœur…


Travail du corps, travail de l’attention à l’autre ou à l’environnement, travail de l’amour tout simplement.


Hozho...

 



Pour découvrir le sens de HOZHO dans la culture Navajo...


"Pour les Navajos, être en bonne santé, c'est être en état d'hozho. Ce terme, tous les spécialistes occidentaux s'accordent à le dire, est délicat à traduire. Notre mot "santé" n'y suffit pas. Si hozho signifie "équilibre", il veut dire aussi "harmonie", "ordre", "bien", "beauté". Les Navajos emploient rarement ce mot seul, ils disent shil hozho, "avec moi, il y a de la beauté", shii hozho, "en moi, il y a de la beauté" ou encore shaa hozho, "de moi, la beauté irradie", énoncés que l'on retrouve dans leurs prières rituelles. Cette beauté n'est jamais un concept isolé, existant en dehors d'eux. Elle n'engage pas, comme chez nous, la perception, les sens, mais, globalement, une façon d'être, de se conduire."  extrait du site ...


http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2006/10/la_voie_de_la_b.html

Pour faire un petit tour sur le blog de "l'aquarelliste" :
utiliser le lien "peintures" sur ce blog...




Par cathetroll - Publié dans : Cathetroll
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Samedi 13 janvier 2007







Stéphanie Arc..encore...d'un mot qui nous "définit"...


Lesbienne adj. et n.f

En référence aux amours de la poétesse Sapho (fin du Ve, début du VI e siècle av. J.-C.) de Lesbos, île de la mer Égée (Mytilène). Femme qui éprouve un désir sexuel pour les femmes.
Si le terme est attesté en 1549, il désigne, au masculin, un « mignon », amant d'un homme.
C'est au cours de la Renaissance que l'on com­mence à nommer les femmes qui s'aiment en France.
Mais c'est le terme « tribade », du grec « frotter »,
désignant une technique sexuelle, qui s'avère le plus usité, et ce, jusqu'à la moitié du XIX siècle.
On date
en effet de la parution des Fleurs du mal de Baudelaire (1857), l'émergence d'une nouvelle signi­fication pour le mot « lesbienne ». Car tandis que l'auteur appelle lesbiennes ses « femmes damnées », un procès retentissant le condamne pour outrage à la morale publique. L'usage du terme se répand alors, fortement teinté d'érotisme.
À la fin du XIX
e siècle, le corps médical crée le nom d'« homosexuel/le », qui fait son entrée dans le supplément du Nouveau Larousse illustré en 1902. Les lesbiennes de la Belle Époque préfèrent à ces termes très connotés celui de « saphiste » ou d'« amazone ». Les autres termes en usage, tels anandryne, gousse, gougnotte, uranienne, gomorrhéenne, Sapho, invertie, s'avèrent tantôt tri­viaux, tantôt médicaux, tantôt précieux.

C'est dans les années 1970 que les femmes se réap­proprient le mot « lesbienne », au sein des mouve­ments féministes. Le terme prend une dimension politique en s'inscrivant dans la lutte contre la hié­rarchie des sexes et des sexualités. « Les lesbiennes ne sont pas des femmes », écrit Monique Wittig en 1980.
Cette renaissance positive accompagne l'émergence de nouveaux modes de vie homosexuels et une plus grande visibilité des gais et des lesbiennes.
C'est
aujourd'hui le terme le plus employé.

 

 in Les Lesbiennes -Idées reçues - Stéphanie Arc



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Samedi 13 janvier 2007

"Il
reste que toute identification est le fruit d'un parcours personnel qu’elle soit conforme aux normes ou non."
 Stéphanie Arc







" Ainsi il faut bien dissocier, dans notre identité per­sonnelle, les composantes sexuelles (ce qui relève de la sexualité) des composantes sexuées (ce qui relève de notre identité en tant qu'homme ou femme).

L'orientation sexuelle concerne l'attirance érotique que l'on peut éprouver pour quelqu'un. Elle est homosexuelle si le désir porte sur des personnes du même sexe que soi, hétérosexuelle si le désir porte sur des personnes du sexe opposé, ou bisexuelle si l'on aime l'un et l'autre sexe. Mais elle ne se réduit pas, pour autant, à ces trois étiquettes : elle s'inscrit bien plutôt dans un continuum qui va de l'homosexualité exclusive à l'hétérosexualité exclusive en passant par tous les degrés possibles (rapports homosexuels/hété­rosexuels fréquents, rares, très rares, etc.). Car on ne peut pas classer les gens, une fois pour toutes, dans des catégories sexuelles rigides....

L'identité sexuelle, pour sa part, correspond à la manière dont chacun se positionne par rapport à son sexe biologique (celui qu'on lui attribue à la nais­sance) et aux genres, homme et femme, tels qu'ils sont construits dans une société donnée. Autrement dit, c'est le sentiment d'appartenir au sexe masculin ou féminin. Elle est la « reconnaissance par l'individu lui-même – et jusqu'à un certain point, par son entourage, puisque nous existons en grande partie à travers le regard des autres – du fait qu'il possède des attributs physiques, psychologiques ou symboliques mâles ou femelles. » (Michel Dorais, in La Peur de l'autre en soi, 1994).

Tout comme l'orientation sexuelle, l'identité sexuelle peut être remise en question tout au long de l'existence. Elles sont certes toutes deux fortement influencées par les modèles valorisés socialement. Il reste que toute identification est le fruit d'un parcours personnel qu’elle soit conforme aux normes ou non."


Stéphanie ARC – Les Lesbiennes- Idées reçues - pages 30/31



L'auteure...en bref

Diplômée de philosophie morale et politique à la Sorbonne, elle a collaboré au journal du CNRS, avant de consacrer ses recherches à l'histoire de l'homosexualité féminine et à son image dans la société contemporaine. Elle fait partie de l'association Éros (Études et recherches sur les orientations sexuelles), qui croise les savoirs de la sexologie et de la socio­logie pour mieux appréhender les questions de sexualité...


Le livre

Ce petit livre  reprend les "on dit", les fausses évidences (de "Ce sont des garçons manqués" à "C'est un choix féministe en passant par "Entre femmes ce n'est pas vraiment du sexe"..) qui sont associés aux lesbiennes pour les dféconstruire une par une avec humour, causticité et argumentaires variés...un vrai plaisir!

http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1812306&Mn=1&Origin=fnac_google&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=3

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Lundi 1 janvier 2007

Pour commencer l'année...

Une  auteure...  Abigail Padgett

Amateure de romans noirs variés, j'attend (et meme guette) la sortie éventuelle des nouveaux romans d'Abigail Padgett depuis la lecture de "L'enfant du silence"...
Donc bonheur de fin 2006, avec la sortie et lecture de "Petite Tortue"...


Cinquiéme enquête de Bo Bradley 
dans le style "polard ethnique" et droit des peuples .
Bo Bradley, est assistante de service social au service de protection de l'enfance de San Diego. Elle enquête, vit, aime tout en se débrouillant avec ses difficultés psychiques (troubles bipolaires, ou psychose maniaco dépressive, ou...).

Et puis surprise, surprise en fin de lecture j'ai fait quelques Google recherches sur A. Padgett...pour découvrir qu'elle était référencée aux Etats Unis  sur les sites féministes et lesbiens...et que peut être un jour nous découvrirons une autre série (deux titres à ce jour)  dont l'héroine, Blue Mac Carron, est
"a gay social psychologist" et sa compagne "Roxie Bouchie, an African American prison staff psychiatrist"...


"Petite tortue" a été publié en 1995
et il a fallu attendre 2006 pour l'édition française...

Patience et longueur de temps donc...



J'espère que tu comprends ce qui se passe. Parfois, je me sens un peu, disons, trop engagée dans ce que je fais. La machine s'emballe quand je suis trop fatiguée ou pour des tas d'autres raisons. Quand cela arrive, j'ai juste besoin de solitude. C'est ce qui arrive maintenant. Ça ira très bien dans un petit moment si je peux être absolument seule tranquille, sans avoir à parler, à être polie ni même consciente qu'il y a quelqu'un dans les parages. Tu peux accepter cela ? Oui, dit-il avec une assurance réconfortante. Il l'aida à se relever. Elle était heureuse qu'il n'ait pas dit « Oh, tu n'es pas obligée d'être polie avec moi », ou « Ne t'inquiète pas, tu ne sauras même pas que je suis là ». Le simple fait d'être dans la même pièce qu'une autre personne, même si cette personne était parfaitement silencieuse, voire endormie, représentait parfois une sorte de contrainte sous-jacente qui épuisait ses ressources psychiques.

A. Padgett - Petite Tortue page 295



Les livres disponibles en Français...

L'enfant du silence
Le visage de paille
Oiseau de lune
Poupées brisées
Petite tortue




Née en 1942, Abigail Padgett est une ancienne enquêtrice judiciaire pour le comté de San Diego, Californie. Elle travaille maintenant comme avocate pour les personnes ayant des troubles mentaux. Elle a une passion pour la préservation du désert et pour les cultures indigénes d’amérique. Elle a reçu un prix littéraire de "the Alliance for the Mentally Ill of New York State" et a été reconnue comme une des 25 personnes intéressantes de l’année 1995 par le San Diego Magazine. L’auteur de la série des anquêtes de Bo Bradley vit à San Diego ou elle travaille à son dernier livre sur Blue McCarron.

Ont été traduits en français quatre enquêtes sur cinq de Bo Bradley dans la collection de poche Rivages Noir.

Bo Bradley 1. Child of Silence (1993) 2. Strawgirl (1994) 3. Turtle Baby (1995) 4. Moonbird Boy (1996) 5. The Dollmaker’s Daughters (1997) Blue McCarron 1. Blue (1998) 2. The Last Blue Plate Special (2001)




Abigail Padgett


http://www.feminist.org/arts/mys_authors.html

Abigail Padgett's Bo Bradley mysteries feature an acerbic and savvy sleuth who tracks bad guys quite successfully while coping with manic depressive illness. A second series introduced by the wildly feminist mystery, BLUE, launches sleuth Blue McCarron, a lesbian social psychologist who lives alone in a half-built desert motel with her Doberman, Bronte.

Une présentation de "Blue"


http://www.feminist.org/arts/mys_revblue.html

http://www.planetout.com/entertainment/books/reviews/bluelight.html

 




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Dimanche 17 décembre 2006



Regarder quelques films en DVD ...


Entre « Les filles du botaniste » et « Oublier Cheyenne »,
revoir avec plaisir « Match point » et « OSS117, Le Caire nid d' espions » sous la couette.

 

Pourquoi le réalisateur des « Filles du botaniste » insiste t il autant (dans le « making of ») pour dire que c'est une histoire d'amour en général (donc pour lui pas lesbienne en particulier), prenant source dans les difficultés psychologiques et la soif d'amour d'une des deux héroïnes (élevée en orphelinat, métisse...). Je crois que j'accepterais que l'on gomme le coté lez de l'amour entre deux femmes en parlant "d'amour en général" lorsque « amour en général » ne sera pas synonyme d'cexclusion de tout ce qui n'est pas hétéronormosé.
Ne plus nommer aujourd'hui spécifiquement nos amours, nos relations, le désir fort et violent entre deux femmes serait tout simplement « disparaître » en tant que femme lesbienne.

Un film assez « romantique » (un gros « couac » si j'ose dire, la musique plus qu'un peu trop appuyée..), une histoire d'amour  impossible dans un pays sans libertés, notamment celle d'aimer.

 

« Oublier Cheyenne ».Point de romantisme, du social, les dures réalités de la vie, du chômage/pauvreté extrême et l'éternel débat. Dans nos actes quotidiens soutenir ou ne pas soutenir la société capitaliste, libérale...sécession ou pas sécession.
J'ai personnellement trouvé la façon de poser la question très « rétro » (post soixante huitarde à souhait, « Cévennes/chèvres or not Cévennes/chèvres ») et je n'ai pas vraiment accroché. Par contre c'est un grand plaisir de voir une histoire lez se dérouler dans la réalité de nos conditions de vie...nous ne sommes pas toutes cadres !

Autre question soulevée par le film : la dépendance à l'autre dans la relation amoureuse quand les revenus sont différents et que l'absence d'argent signifie posible aliénation.




Vie quotidienne d'une lez ... situations concrétes !


Pourquoi toutes les feuilles des chênes alentour se précipitent elles dans mon jardin ?

Pourquoi mon chien trouve t'il toujours des failles subtiles dans la clôture pour partir à la découverte du vaste monde ?

Brouettage, compostage et bricolage.

 

De la tradition un peu et du sens aussi avec 

les installations de Noël.

Créchage, guirlandage et sapinage.

 


Trouver pour chacune/chacun un cadeau ...en n'oubliant pas que le sens premier du dit mot « cadeau », avant de  devenir communément « l'objet que l'on offre à quelqu'un » est
« le divertissement offert à une dame »
(dixit Petite Roberte).


Forte envie de me consacrer  au sens premier !!!


Encore et encore prendre le temps de regarder, découvrir, respirer, désirer mon amante/amie...





http://www.filmsduparadoxe.com/cheyennecat.html


http://www.lesfillesdubotaniste.com/

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Samedi 25 novembre 2006
En France:

  •  Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon.
  • Un viol a lieu toutes les deux heures!



C' est la conclusion d'une étude
rendue publique  par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité, en conseil des ministres, quelques jours avant la
Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25 novembre.








Extrait de:

EX PARADIS

Brigitte Fontaine - Libido




Si tu veux savoir

Pourquoi
Je ne t'aime plus
Tache de savoir
Pourquoi
Toujours tu me tues.

Demande toi pourquoi
Ta violence et ta loi
Demande toi pourquoi
Tes orages sur moi
Demande toi pourquoi
La terreur et le bat
Demande toi pourquoi
Dans mon coeur le trépas...


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Dimanche 19 novembre 2006

Sous son regard, un jour peut être,
Un jour couleur d'orange...


En attendant veiller sur elle,
Veiller sous ailes...

 





UN JOUR UN JOUR


Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche


Louis Aragon 


On peut écouter " Un jour, un jour " ...

Par cathetroll - Publié dans : Juxtapositions
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Vendredi 17 novembre 2006



 
En écoutant,   "Libido" de Brigitte Fontaine







Le site officiel de B.Fontaine













Et un interview, jubilatoire, à écouter sur France Culture:

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/avoixnue/fiche.php?diffusion_id=45882
Par cathetroll - Publié dans : Juxtapositions
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